Montceau-les-Mines- Nuit avec Andersen
Ce samedi après-midi, la médiathèque a vécu un moment chargé d’émotion en réunissant plusieurs jeunes qui avaient participé, en 2016, à la première édition de la « Nuit avec Andersen » organisée à Montceau.
Un arbre pour faire grandir l’imaginaire
À l’époque, ces enfants avaient planté un Fabularis Anderseni, un arbre à contes, et enterré à son pied une petite boîte en fer contenant quelques mots précieux : leurs rêves et leurs souhaits pour l’avenir.
Dix ans plus tard, une partie du groupe s’est retrouvée autour de ce souvenir, aux côtés de Bena et Danielle, les bibliothécaires qui les avaient accompagnés lors de cette aventure.
Les messages du futur retrouvés
Vers 16 heures, le moment tant attendu est arrivé. La boîte a été exhumée, et chacun a pu redécouvrir le petit papier rédigé dix ans auparavant. Entre sourires, éclats de rire et émotion, adolescents et jeunes adultes ont replongé dans leurs souvenirs d’enfance.
Une séquence d’autant plus touchante que les photographies de cette première édition, conservées par notre journal, permettront désormais aux participants et à leurs familles de comparer les visages de 2016 à ceux de 2026.
Une nuit dédiée aux contes et à la lecture
La « Nuit avec Andersen » est un événement culturel qui invite les enfants à passer la nuit dans les bibliothèques, pour découvrir l’univers du célèbre auteur danois Hans Christian Andersen, créateur notamment de La Petite Sirène, Le Vilain Petit Canard ou encore La Petite Fille aux allumettes. Cette manifestation a pour objectif de favoriser le goût de la lecture auprès des jeunes publics.
Des rêves dépassés
Le plus surprenant reste sans doute le contenu des petits papiers. Aucun des participants n’a réellement réalisé le rêve qu’il avait consigné dix ans plus tôt. Pourtant, en échangeant sur leurs parcours respectifs, tous ont constaté qu’ils avaient emprunté des chemins parfois inattendus, souvent plus riches que ceux imaginés lorsqu’ils étaient enfants.
Une belle leçon sur le temps qui passe : les rêves évoluent, les ambitions changent, mais les souvenirs, eux, restent intacts.
Des rêves d’enfants aux parcours de jeunes adultes
Les retrouvailles ont permis de mesurer le chemin parcouru en dix ans. Chacun est arrivé avec ses souvenirs, parfois très précis de cette première Nuit avec Andersen, parfois beaucoup plus flous, lorsqu’il s’agissait de retrouver le rêve confié au petit papier glissé dans la boîte.
Antonin
À 19 ans, Antonin poursuit des études en sciences de l’éducation à Nevers, avec l’ambition de devenir professeur des écoles. Il se souvient parfaitement de cette nuit passée à dormir dans la bibliothèque, mais avait totalement oublié le message qu’il avait rédigé à l’époque.
Fiona
Même constat pour Fiona, 22 ans, aujourd’hui étudiante à Mâcon, pour devenir elle aussi professeure des écoles. Si les souvenirs de l’événement sont encore présents, le contenu de son petit papier s’était en revanche complètement effacé de sa mémoire.
Clément
Clément, 19 ans, suit une formation en alternance chez les Compagnons du Devoir, dans le domaine de la plomberie. Lui aussi se rappelait de cette soirée particulière. « J’ai hâte de redécouvrir ces papiers », s’amusait-il avant l’ouverture de la boîte.
Adèle
Pour Adèle, 19 ans, qui prépare une licence en arts du spectacle à Clermont-Ferrand, le souvenir était plus précis. Son souhait était de partir en voyage avec sa meilleure amie, Lannah. Un projet qui ne s’est finalement jamais concrétisé, son amie ayant déménagé loin de la région.
Johann
Âgé de 20 ans, Johann, actuellement stagiaire en gestion forestière à Nancy, avait participé à deux éditions de la Nuit avec Andersen. Il se souvenait vaguement d’un vœu lié à sa petite amie de l’époque : « connaître l’avenir avec sa copine ». Un souhait touchant lorsque l’on se rappelle qu’il n’avait alors que dix ans.
Lilian
De son côté, Lilian, 17 ans, en classe préparatoire d’ingénieur à Dijon, avait formulé un rêve qui fera sourire tous les amoureux de lecture : posséder une infinité de livres.
Mélina
Quant à Mélina, 19 ans, étudiante en faculté de sciences à Dijon, elle aspirait tout simplement à devenir magicienne. Un rêve qui ne s’est pas réalisé, reconnaît-elle avec humour.
Plaisir des retrouvailles
Au-delà des vœux retrouvés, c’est surtout le plaisir des retrouvailles qui a marqué cette après-midi. Dix ans après leur aventure commune, les échanges ont repris naturellement, comme si le temps n’avait jamais vraiment rompu les liens tissés lors de cette nuit pas tout à fait comme les autres.
Nelly Desplanches



Photo d’archive : 1er Avril 2016 …..























