Montceau-les-Mines – à la résidence les Peupliers
Ce lundi 28 septembre, à la résidence des Peupliers, dans le cadre de la journée mondiale de la maladie d’Alzheimer, une vingtaine de personnes ont assisté à la projection du film « Tendre mémoire », de Yani Nahun, suivie d’un échange avec le public et Florian Prud’homme, psychologue de France Alzheimer.
Dans ce court métrage, on suit, Gérard, 74 ans, atteint de la maladie d’Alzheimer, dans son quotidien et ses activités, les dispositifs mis en place pour continuer de vivre et d’être actif avec son épouse et son entourage.
Le ton est juste, réaliste et pudique malgré tout. La personne malade s’exprime avec lucidité et rend le propos très prenant.
« J’avais une très bonne mémoire. Maintenant, il me manque un bout. Il y a un bout de moi qui n’est plus là.
Ne pas se laisser envahir par la peur, par l’angoisse de ne plus savoir.
J’ai des petits trucs pour contourner la maladie qui m’envahit. Chaque fois qu’il me manque quelque chose, dans une phrase qui ne finira pas… »
À l’issue de la projection, les échanges avec le psychologue sont riches.
Comment ça vient ? On ne sait pas. La génétique, seulement dans 1 à 2 % des cas.
Ça se soigne ? Non, pas de retour en arrière…
Comment on s’en rend compte ?
La personne atteinte s’en rend compte avant son entourage car elle met en place des stratégies pour contourner jusqu’à ce que cela ne soit plus assez efficace.
Dans le film, Gérard utilise plein de stratégies. Le cerveau s’adapte.
La prévention, le sport…
Avant on parlait de sénilité, de dégénérescence sénile, maintenant on parle de maladie évolutive.
Cette maladie est connue depuis 1907.
Est-ce que dans ma vie quotidienne cela m’empêche de fonctionner ?
Il existe les consultations mémoire à l’hôpital. L’évolution sera différente selon les personnes…
Les échanges furent fournis et les réponses nombreuses malgré les flous qui demeurent encore autour de cette maladie.
J.L Pradines






