Montceau-les-Mines – Journées du Patrimoine

L’usine Aillot a ouvert ses portes pour la 53ème édition des Journées Européennes du Patrimoine, les 19 et 20 septembre 2026.
C’est une occasion de découvrir le patrimoine industriel de notre région et le savoir-faire de cette usine de construction mécanique, créée à Montceau-les-Mines en 1872 par Jean-Baptiste Aillot.
Les groupes de visiteurs ont découvert le site de l’usine dans son intégralité, les anciens ateliers de fabrication devenus réserves de l’association Camion Ancien, la maison de Jean-Baptiste Aillot, l’atelier de fabrication et réparation des locomotives.., en visite libre ou guidée et bien sûr, la Galerie Camion Ancien.
Le guide, Lulu n’a pas manqué de glisser bon nombre d’anecdotes dans son commentaire. Par exemple, concernant les réalisations de l’usine Aillot, il a rappelé la dernière grosse commande effectuée ici à Montceau pour la construction de la rampe de lancement de la fusée Ariane, à Kourou en Guyane, en 1977.
À l’issue de ces visites fort intéressantes, il était possible de se désaltérer au Baraillot et de poursuivre les échanges et les questions.
Un peu d’histoire…
« L’usine Aillot a été fondée par Jean-Baptiste Aillot en 1872. À l’origine axée sur le matériel agricole, Aillot s’est rapidement tournée vers la construction pour le secteur industriel de la région : mines, céramique, verrerie et machines à vapeur. Jean-Baptiste, connu pour son esprit d’innovation, a mis en place des infrastructures avant-gardistes pour l’époque, comme le chauffage dans toute l’entreprise et des douches pour chaque ouvrier. Le tutoiement était la norme, créant un environnement sans hiérarchie qui a favorisé la cohésion.
Jean-Baptiste décède en 1922. Les ateliers Aillot, sont devenus principalement sous-traitants pour Schneider et se sont également spécialisés dans le cylindrage des routes, utilisant les rouleaux compresseurs produits, dont l’un des rares spécimens toujours existants se trouve actuellement au musée du camion.
L’usine a fermé ses portes en 1993, quelques années après la faillite de Creusot Loire. Plutôt que de laisser tout s’effondrer, les industriels du coin se sont regroupés pour créer Metalliance, une entreprise qui existe toujours aujourd’hui. Bien qu’elle ait été rachetée par un grand groupe et fasse face à de grosses difficultés financières, Metalliance reste un leader sur le marché des tunneliers dans le monde. L’arrière-arrière-petit-fils de Jean-Baptiste Aillot y est actuellement chef d’atelier poursuivant ainsi l’héritage familial ».
J.L Pradines
























