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mardi 25 août 2026 à 05:46

Saint-Vallier – Visite du député



 

 

Le Maire Alain Philibert s’est montré très satisfait de recevoir le député de la 5ème circonscription ce lundi en fin d’après-midi.

 

La circonscription compte 56 communes. Le député précise qu’il en visitera 22 cette semaine.

« Nous faisons cette tournée des communes pour avoir votre ressenti sur les sujets qui vous concernent. On reçoit également les citoyens lors des permanences. On dénoue parfois des situations compliquées. Cela permet de rendre compte des difficultés du quotidien des citoyens . Il ne faut pas hésiter à nous solliciter ».

 

Alain Philibert est bien d’accord : « on a besoin des parlementaires sur des dossiers lourds qui demandent une maîtrise ».

Après un tour de table de présentation des adjoints, le Maire a souhaité interpeler le député sur deux sujets : l’hôpital et les effectifs de la police.

« Sur l’hôpital on n’a pas les informations. On en parle beaucoup. Personnellement, je ne suis pas membre du C.A. Je suis invité mais je n’ai pas le droit de vote. Cependant, il y a des textes. Le Maire de la commune doit être le président du Conseil de surveillance. Les textes sont très clairs. Nous sommes dans l’illégalité. J’ai fait un courrier au préfet de région, qui  m’a encouragé à ne rien faire.

La commune de Saint-Vallier récupère les décès et doit payer pour les indigents. Ce n’est pas le titre qui m’importe mais que l’on soit dans la légalité ».

 

Le député expose le projet du nouvel hôpital.

« Le projet de départ (il y a 3 à 4 ans) comprenait une construction neuve sur le site de l’IFSI pour une enveloppe de 80 millions d’euros.

Depuis, le coût se solde avec une majoration de 20 millions d’euros dont personne ne dispose. L’idée a donc été de trouver une solution alternative, avec bon sens et pragmatisme avec le ministre, le directeur, …

On a gardé la paquebot pour une rénovation de 10 000m² et une nouvelle construction de 10 000m². Cette nouvelle mouture permet de rentrer dans l’enveloppe des 80 millions. Ce projet tient. On a le soutien du ministre. L’ARS a compris.

Courant du mois de septembre, on devrait en savoir plus…

Le calendrier est donc modifié et une ouverture pourrait être prévue pour 2029/2030…

On avance doucement. C’est en bonne voie ».

 

« Il y a de l’inquiétude dans la population et chez les employés », ajoute Alain Philibert. « Le bassin ne peut pas se passer d’un hôpital. »

 

« Mais attention, le pessimisme ambiant peut plomber le sujet. Nous avons besoin d’une communication positive », complète le député.

 

Concernant le dossier police, le Maire indique que les effectifs du commissariat de Montceau se montent à 65 alors qu’ils étaient de 125 en 2002.

« J’ai posé la question au préfet. Il semble que le bassin ne soit pas une priorité malgré l’étendue de la circonscription. Le préfet va demander des effectifs supplémentaires et a besoin du soutien des maires ».

 

« C’est un sujet. Comment on organise la spécificité du territoire. Tous ensemble. Ce sont les collectivités qui sont à même de répondre : on reste en zone police ? On passe en zone gendarmerie ?

 

L’adjoint Patrick Lyon questionne le député sur la fusion des commissariats de Montceau et du Creusot.

« C’est au stade de la réflexion. La bonne méthode est celle du préfet qui rencontre, consulte les élus sans précipitation ».

 

Concernant les gens du voyage, Patrick Lyon explique que la commune souhaitait installer 2 WC  sur le site du terrain de rugby pour que les sites ne soient pas souillés.

Nous avons interpelé la présidente de la CUCM sur ce sujet.

« Certains groupes préviennent de leur venue. On peut s’organiser. Il y a un responsable et d’autres non. Problème d’occupation, de l’eau, des branchements électriques, …

C’est très complexe ».

 

Lionel Duparay informe qu’une réunion se tiendra en préfecture le 21 octobre 2026 pour la révision du schéma départemental d’accueil des gens du voyage 2027/2033.

 

Le député a évoqué également la poursuite des travaux de la RCEA : la phase 3, qui n’est pas financée. La région et le département ont indiqué qu’ils n’apporteraient pas de financement.

« Nous devons anticiper avec les nouvelles installations d’industries, … Il s’agit de réfléchir sur cette phase 3 avec la réalité de 2026.

 

L’adjoint aux sports, Norbert Chapon pose la question sur les terrains synthétiques.

« Avec le dérèglement climatique, les terrains se dégradent. Quelles aides peuvent bénéficier les communes pour acquérir des terrains synthétiques ? »

 

« Le coût d’un terrain s’élève à 1,5 millions d’euros pour une durée de vie de 15 ans. Personne n’est en mesure de financer le remplacement des terrains. Il s’agit de réfléchir à des solutions alternatives, d’intercommunalité, …

On peut envisager la construction de terrains à proximité d’un point d’eau  qui pourraient permettre un arrosage sans pénaliser le réseau.

 

En raison de l’orage et du manque de temps, le groupe ne s’est pas rendu sur le terrain pour la visite des projets en cours ou à venir.

 

 

J.L Pradines

 

 

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