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mercredi 19 août 2026 à 05:39

De chacun selon ses moyens, à chacun selon ses besoins



 

En ces temps d’individualisme revendiqué, de chasse aux prétendus profiteurs et de recherche permanente des catégories sociales qui devraient contribuer davantage que les autres, la puissance publique ne cesse de désigner ceux qui devraient donner l’exemple — sans toujours songer à le donner elle-même. Une phrase revient alors au premier plan chez ceux qui plaident pour une véritable justice sociale, et non pour son effacement progressif sous les assauts d’un libéralisme souvent effréné : « De chacun selon ses moyens, à chacun selon ses besoins. »

Montceau News a pour mission d’informer, donc de sentir l’air du temps et d’en rendre compte. Les dernières mesures annoncées concernant différentes couches sociales et les retraites font que dans ce fameux air du temps il revient la notion de solidarité, de juste partage des efforts à consentir. Sans prendre parti, ce n’est pas son rôle, Montceau News va essayer d’éclairer ses lecteurs sur le sujet.

Elle est connue, souvent citée, parfois brandie comme une promesse, parfois dénoncée comme le résumé de toutes les utopies communistes. On l’attribue presque automatiquement à Karl Marx. Ce n’est pas entièrement faux, mais ce n’est pas tout à fait vrai. Marx l’a rendue célèbre ; il ne l’a pas inventée. Et, surtout, il n’en faisait pas une recette applicable dès le lendemain matin par décret gouvernemental. Derrière ces quelques mots se cache une question qui traverse toute l’histoire humaine : devons-nous recevoir en fonction de ce que nous produisons, de ce que nous possédons, de ce que nous méritons… ou de ce dont nous avons réellement besoin ?

Marx l’a popularisée, mais d’autres l’avaient pensée avant lui. La formule existe sous plusieurs variantes : « De chacun selon ses capacités, à chacun selon ses besoins, de chacun selon ses facultés, à chacun selon ses besoins, de chacun selon ses moyens, à chacun selon ses besoins. »

Sa racine est ancienne. Dans les Actes des Apôtres, les premiers chrétiens mettent leurs biens en commun et les ressources sont distribuées « à chacun selon qu’il en avait besoin ». Ceux qui possèdent des terres ou des maisons les vendent et déposent le produit de la vente aux pieds des apôtres. Nous sommes donc, bien avant le socialisme, devant une conception communautaire et fraternelle de la propriété.   En 1755, Étienne-Gabriel Morelly, dans son Code de la nature, imagine une société sans propriété privée où chacun contribue à l’activité commune selon ses forces, son âge et ses aptitudes, tandis que la communauté pourvoit à ses besoins.

Au début du XIXᵉ siècle, Saint-Simon, Étienne Cabet et différents socialistes dits « utopiques » développent des principes voisins. Louis Blanc leur donne une formulation particulièrement nette. Dans le climat social et révolutionnaire des années 1840 et 1850, il oppose au chacun-pour-soi de la société industrielle une organisation fondée sur les facultés et les besoins. Louis Blanc veut répondre à une réalité très concrète : l’industrialisation produit des richesses considérables, mais elle enferme aussi des ouvriers, des femmes et des enfants dans la misère. Le droit de propriété est protégé ; le droit de vivre ne l’est guère. La liberté existe dans les textes, mais celui qui ne possède rien reste « libre » de vendre sa force de travail au prix que lui impose celui qui possède l’usine. La formule est donc antérieure à Marx. Mais c’est bien lui qui l’a fait entrer dans l’histoire mondiale.

Ce que Marx a réellement écrit. Marx reprend la formule en 1875 dans la Critique du programme de Gotha. Le texte est rédigé à l’occasion de l’unification de deux courants du mouvement ouvrier allemand. Marx examine et critique sévèrement le programme adopté à Gotha par le futur Parti social-démocrate allemand. Le manuscrit ne sera publié qu’en 1891, après sa mort, par Friedrich Engels. Et Marx pose une condition essentielle que l’on oublie presque toujours. Selon lui, la formule ne pourrait devenir le principe général de la société que dans une « phase supérieure » du communisme : après la disparition de la subordination des individus à la division du travail, après l’opposition entre travail intellectuel et travail manuel, lorsque le travail serait devenu non seulement un moyen de vivre mais une activité libre et épanouissante, et lorsque les forces productives permettraient l’abondance. Alors seulement, écrit-il, la société pourrait inscrire sur ses drapeaux : « De chacun selon ses capacités, à chacun selon ses besoins ! » Marx ne dit donc pas : « Prenons immédiatement tout ce que possèdent les uns pour le distribuer aux autres. » Il décrit l’horizon d’une société transformée dans laquelle la production serait suffisamment abondante et le travail suffisamment libéré pour que la survie de chacun ne dépende plus d’une compétition permanente. Dans ce texte, il distingue même deux étapes. Dans une première phase, chacun reçoit encore approximativement en fonction de son travail. C’est la formule : « De chacun selon ses capacités, à chacun selon son travail. » Dans une phase plus avancée seulement, la distribution se ferait selon les besoins.

L’Union soviétique elle-même n’a d’ailleurs jamais prétendu appliquer officiellement le principe complet. L’article 12 de la Constitution soviétique de 1936 proclamait : « De chacun selon ses capacités, à chacun selon son travail. » Staline reconnaissait que la distribution selon les besoins appartenait à une phase communiste future qui n’existait pas encore.

Ce que signifie réellement la formule La phrase comporte deux propositions inséparables. « De chacun selon ses moyens » Chacun contribue selon ce qu’il peut réellement apporter. Celui qui possède davantage de force, de connaissances, de temps, de qualification ou de ressources peut contribuer davantage. Celui qui est malade, âgé, handicapé ou momentanément empêché contribue moins, voire pas du tout. Il ne s’agit donc pas d’exiger la même chose de tout le monde. L’égalité n’est pas l’uniformité. Demander dix à celui qui ne possède que cinq est injuste ; demander cinq à celui qui possède mille n’est pas véritablement égalitaire. « À chacun selon ses besoins » Chacun reçoit ce qui lui est nécessaire pour vivre dignement et développer ses capacités. Or les besoins ne sont pas identiques. Un enfant, une personne âgée, une personne handicapée ou un malade peuvent avoir besoin de davantage de soins qu’un adulte en bonne santé. Une famille de cinq personnes n’a pas les mêmes besoins qu’une personne seule. Donner exactement la même chose à tous pourrait donc produire de profondes inégalités. C’est ce que l’on pourrait appeler une égalité différenciée : des contributions inégales en fonction des capacités et des prestations inégales en fonction des besoins.

Le principe ne promet pas à chacun tout ce qu’il désire. Un besoin n’est pas un caprice. Mais toute la difficulté commence ici : qui détermine ce qui constitue un besoin légitime ?

De quelle famille philosophique vient-elle ? La formule se situe au croisement de plusieurs traditions. Elle possède une dimension chrétienne : communauté des biens, devoir envers le pauvre, fraternité et dignité égale des personnes. Elle appartient ensuite au socialisme utopique, qui imagine des communautés fondées sur la coopération plutôt que sur la concurrence. Elle devient un horizon du communisme marxiste : dépassement de la propriété privée des grands moyens de production, abolition des classes sociales et libération du travail. Elle est aussi reprise par le communisme libertaire et l’anarchisme, notamment chez Pierre Kropotkine. Mais les anarchistes se méfient de l’État centralisé : ils veulent que la mise en commun soit organisée par des communes, des associations et des fédérations libres. Enfin, elle relève plus largement de la philosophie de la justice distributive : selon quels critères une société doit-elle répartir ses richesses, ses charges et ses protections ? Selon l’égalité stricte ? Le mérite ? Le travail ? La propriété ? Les besoins ? Les chances offertes à chacun ? Les théories contemporaines de la justice continuent de débattre de ces critères.

Ce que cette pensée a enclenché. Il serait excessif d’affirmer qu’une seule phrase a provoqué des révolutions. Elle a néanmoins résumé, nourri et rendu intelligibles plusieurs aspirations historiques.

Elle accompagne la montée du mouvement ouvrier, du socialisme, de l’anarchisme, du syndicalisme et du communisme. Elle donne une formulation simple à l’idée que la richesse produite collectivement ne devrait pas être accaparée par quelques-uns. Elle influence les débats sur le droit au travail, les coopératives ouvrières, les mutuelles, les assurances sociales, les services publics et la protection collective contre la maladie, le chômage, la vieillesse ou les accidents. Elle nourrit aussi les révolutions communistes du XXᵉ siècle, de la Russie à la Chine, même si les régimes issus de ces révolutions n’appliquent jamais véritablement la distribution selon les besoins. Ils conservent des salaires différents, des hiérarchies, des privilèges et une répartition administrée dans un contexte de pénurie. Ces régimes ont parfois obtenu des résultats considérables en matière d’alphabétisation, d’enseignement, d’accès aux soins, d’industrialisation ou d’émancipation sociale. Mais ils ont également produit, selon les pays et les périodes, pénuries, bureaucratie, répression politique, travail contraint, famines, surveillance et privilèges accordés aux appareils dirigeants.

Il serait intellectuellement malhonnête de faire de la formule la cause directe du goulag ou des dictatures. Mais il serait tout aussi malhonnête de nier qu’en prétendant connaître les « vrais besoins » de toute la population, certains pouvoirs ont justifié une administration autoritaire de la vie humaine.

Quand un petit nombre de dirigeants décide à la place de tous ce dont chacun a besoin, la solidarité peut se transformer en rationnement et l’égalité proclamée en privilèges cachés.

Les effets favorables : la solidarité devenue institution. La formule a pourtant connu des applications très concrètes et démocratiques. La famille fonctionne largement selon ce principe. Les parents contribuent selon leurs ressources ; le nourrisson reçoit beaucoup sans rien produire. On ne lui présente pas la facture de ses biberons au motif qu’il n’aurait pas encore suffisamment participé à l’économie familiale. Les services d’incendie suivent également cette logique. Chacun contribue par l’impôt ; celui dont la maison brûle reçoit soudain beaucoup plus que celui dont la maison reste intacte. Personne ne considère cette différence comme une injustice.

Il en va de même pour l’école publique : tous participent à son financement, directement ou indirectement, afin que chaque enfant puisse être instruit indépendamment du revenu de ses parents.

La manifestation française la plus évidente de ce principe demeure la Sécurité sociale. Son propre site la présente comme un contrat implicite : chacun contribue selon ses moyens et en bénéficie selon ses besoins. Depuis 1945, cette solidarité organise des transferts entre bien-portants et malades, actifs et retraités, personnes avec ou sans enfants, hauts et bas revenus.   La maladie en offre l’exemple le plus pur. Un malade atteint d’un cancer ne reçoit pas des soins proportionnels au montant exact de ses cotisations, mais en fonction de son état de santé. Le principe du besoin remplace celui de la solvabilité.

Le système britannique du NHS repose sur une idée semblable : l’accès aux soins dépend du besoin clinique et non de la capacité du malade à payer.

L’impôt progressif, les allocations familiales, l’aide aux personnes handicapées, les bourses étudiantes, le logement social, l’aide internationale ou les secours après une catastrophe obéissent également, au moins partiellement, à cette logique.

Nous ne vivons donc pas sous ce principe dans l’ensemble de l’économie, mais nous l’appliquons quotidiennement dans les secteurs où nous refusons que l’argent soit l’unique arbitre.

Les limites et les effets défavorables possibles. La formule rencontre cependant plusieurs difficultés majeures.

Qui définit les besoins ? Le logement, la nourriture et les soins sont des besoins évidents. Mais quelle surface de logement ? Quel niveau de consommation ? Quelle culture ? Quels loisirs ? Quel moyen de transport ? Les besoins humains évoluent avec les sociétés. Internet était un luxe il y a trente ans ; il est devenu presque indispensable pour étudier, travailler ou accomplir des démarches administratives.

Si l’individu définit seul ses besoins, ceux-ci peuvent devenir illimités. Si l’État les définit seul, il peut imposer une vie normalisée et autoritaire.

Comment maintenir l’effort collectif ? Si chacun reçoit selon ses besoins sans que sa contribution soit véritablement prise en compte, certains craignent une diminution de l’incitation au travail, à l’innovation ou à la prise de responsabilité. Le problème n’est pas insoluble : des millions de personnes travaillent aussi par vocation, fierté, sens du devoir ou intérêt pour leur activité. Les bénévoles, les aidants familiaux, les chercheurs ou les militants ne sont pas toujours guidés par le gain financier. Mais on ne peut pas davantage supposer que tout travail deviendra spontanément agréable et volontaire.

Comment répartir dans un monde de rareté ? Marx situait son principe dans une société d’abondance. Or certaines ressources demeurent rares : le temps médical, les logements bien situés, les terres, l’énergie, certains médicaments ou les ressources naturelles. Quand tout ne peut être fourni à tout le monde, il faut choisir. Le principe des besoins ne supprime pas la décision politique ; il la rend même plus nécessaire.

Comment éviter la bureaucratie ? Mesurer les capacités des uns et les besoins des autres peut entraîner contrôles, formulaires, commissions, suspicion et surveillance. À force de vouloir vérifier qu’une personne est « assez pauvre », « assez malade » ou « assez incapable », la solidarité peut devenir humiliante. Le bénéficiaire cesse alors d’être un citoyen titulaire de droits pour devenir un demandeur sommé de prouver sa détresse.

Qui défend encore cette idée ? Les partis communistes, les mouvements socialistes, les organisations syndicales et les courants anarchistes continuent d’en revendiquer directement ou indirectement l’héritage. En France, le Parti communiste présente encore la formule comme le principe d’une Sécurité sociale étendue, notamment pour la santé, les retraites et la perte d’autonomie.   La CGT l’utilise pour défendre le financement de la protection sociale par les cotisations et la socialisation d’une partie de la richesse produite. On la retrouve aussi, sans nécessairement citer Marx, chez les défenseurs des services publics, des soins universels, de la gratuité scolaire, de la fiscalité progressive, de l’économie sociale et solidaire, des communs, des coopératives et de l’aide humanitaire. Certains mouvements écologistes lui donnent une interprétation nouvelle : chacun devrait contribuer à l’effort écologique selon ses responsabilités et ses possibilités, tandis que les ressources essentielles devraient être garanties à tous. Un ménage modeste et une multinationale fortement émettrice ne disposent ni des mêmes moyens ni de la même responsabilité.

Qui la combat, et pourquoi ? Les libéraux économiques lui opposent généralement la propriété privée, la liberté contractuelle et la rémunération proportionnelle à la contribution individuelle. Selon eux, le marché transmet mieux l’information sur les désirs, les coûts et la rareté qu’une administration chargée de distribuer les biens. Ils craignent qu’une redistribution trop poussée décourage le travail, l’investissement et l’innovation, puis réduise finalement la richesse disponible pour tous. Les organisations patronales ne combattent pas toujours la protection sociale elle-même, mais contestent fréquemment son mode de financement. Elles demandent notamment une réduction des cotisations pesant sur le travail au nom de l’emploi et de la compétitivité. Le Medef proposait encore en 2026 de diminuer les cotisations et de diversifier les ressources de la Sécurité sociale.

Les conservateurs peuvent également redouter que la solidarité publique remplace la responsabilité individuelle, familiale ou communautaire. Mais la critique ne vient pas seulement de la droite. Des socialistes, des libertaires et des associations de lutte contre la pauvreté dénoncent eux aussi une solidarité trop bureaucratique, dans laquelle l’administration décide des besoins sans écouter les personnes concernées.

Le véritable désaccord ne porte donc pas toujours sur la nécessité d’aider. Il porte sur trois questions : qui paie, qui décide et jusqu’où doit aller la solidarité ?

Une pensée toujours contemporaine. La formule demeure extraordinairement actuelle parce que les problèmes auxquels elle répond n’ont pas disparu. Les richesses mondiales ont augmenté, mais leur répartition reste profondément inégale. La médecine accomplit des prouesses, mais leur coût pose la question de l’accès aux soins. La transition écologique exige des efforts, mais tous ne disposent pas des mêmes moyens pour changer de voiture, isoler leur logement ou absorber une hausse des prix.

Elle se retrouve aussi au cœur du débat sur le handicap : l’égalité ne consiste pas à donner à chacun exactement le même équipement, mais à fournir à chacun ce qui lui permet réellement d’exercer les mêmes droits. Elle éclaire enfin la question climatique à l’échelle mondiale. Peut-on demander le même effort à un pays pauvre dont les émissions historiques sont faibles et à un pays industrialisé qui s’est enrichi pendant deux siècles grâce aux énergies fossiles ? Là encore revient l’idée d’une contribution selon les capacités, les responsabilités et les moyens.

Ce que cette phrase dit de 1875… et de nous. Elle dit d’abord la violence du XIXᵉ siècle industriel : une production en plein essor, une classe ouvrière surexploitée, des fortunes immenses côtoyant la misère, et l’espoir qu’une autre organisation de la société soit possible. Elle porte la confiance de cette époque dans le progrès : on pensait que l’abondance future finirait par délivrer l’humanité de la lutte pour la survie. Nous savons aujourd’hui que l’abondance matérielle se heurte aux limites écologiques de la planète. Mais elle dit aussi quelque chose de notre propre époque. Nous n’avons jamais produit autant de richesses et nous n’avons jamais disposé d’autant de moyens techniques. Pourtant, nous continuons de nous demander si nous pouvons financer les soins, les retraites, l’école, la dépendance ou le logement.

La question n’est peut-être pas seulement : « Avons-nous assez ? » Elle est aussi : « Que choisissons-nous de faire de ce que nous avons ? »

Une formule moins communiste qu’humaine ? « De chacun selon ses moyens, à chacun selon ses besoins » ne constitue pas un programme économique complet. Elle ne dit pas comment fixer les prix, organiser les entreprises, arbitrer les pénuries ou empêcher la bureaucratie. Prise comme une mécanique universelle et imposée autoritairement, elle peut conduire à la contrainte, au rationnement et à l’arbitraire. Mais comme principe moral et comme boussole politique, elle demeure puissante. Elle nous rappelle qu’une société ne peut pas demander la même chose à celui qui possède tout et à celui qui ne possède rien ; qu’elle ne peut pas davantage abandonner le malade, l’enfant, le vieillard ou la personne handicapée au motif qu’ils ne seraient pas immédiatement « rentables ».

Nous ne l’appliquons jamais totalement. Nous ne la rejetons jamais complètement non plus. Nous passons notre temps à chercher où doit s’arrêter le marché et où doit commencer la solidarité.

La phrase n’a donc pas remporté la bataille. Elle ne l’a pas perdue davantage. Elle continue simplement de poser une question redoutable : voulons-nous organiser la société en fonction de la valeur marchande de chacun ou en fonction de la valeur humaine de tous ?

 

Gilles Desnoix

 

Sources : Actes des Apôtres, 4, 32-35, Constitution soviétique de 1936, Stanford Encyclopedia of Philosophy, Sécuritésociale.fr, Constitution du NHS, PCF.fr, CGT.fr, Medef.com,

 

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