Un lecteur nous écrit…
« Dans notre pays, on critique souvent les élus, parfois avec raison. Mais lorsque des femmes et des hommes politiques font preuve de courage et permettent de faire progresser les droits et la dignité des personnes, il est tout aussi important de savoir leur dire merci.
On peut donc féliciter les parlementaires qui ont eu le courage de voter le texte sur l’aide à mourir. Ils ont accepté de se saisir d’un sujet profondément humain, complexe et sensible, et d’avancer malgré les pressions, les polémiques et les oppositions.
D’autant plus que certains opposants à la loi sur la fin de vie, martèlent depuis des mois, qu’il s’agirait d’une « loi pour donner la mort ». Ils réduisent un débat d’une immense complexité à un slogan anxiogène, ignorant volontairement l’essentiel : la souffrance insupportable de certains malades, les agonies interminables, les personnes qui demandent, en toute lucidité, que leur volonté soit enfin entendue.
Chacun est libre d’être opposé à cette loi pour des raisons philosophiques, religieuses ou éthiques. Ce qui est regrettable, en revanche, c’est de laisser croire que ce seraient les proches qui décideraient de mettre fin à la vie d’un malade. Ce n’est pas ce que prévoit le texte. La demande doit émaner de la personne elle-même, qui doit remplir des conditions strictes et exprimer librement et personnellement sa volonté. Il ne s’agit pas d’une décision prise par la famille ou l’entourage.
Cette loi ne contraint personne. Elle n’impose rien à ceux qui refusent d’y recourir. En revanche, elle ouvre une possibilité à des personnes en souffrance qui souhaitent, dans des conditions très encadrées, décider elles-mêmes de leur fin de vie. »
Daniel



