Saint-Vallier – Passion Bourgogne

Dimanche matin, réveil à 6 heures. Les musiciens de l’orchestre Passion Bourgogne montent sur scène à 8h30, concentrés, déterminés. Ce jour-là, les morceaux ne s’étaient jamais aussi bien enchaînés : les émotions étaient au rendez-vous, le public conquis, et les musiciens eux-mêmes ressortaient de scène avec le sentiment du devoir accompli. La prestation était excellente.
Passé le concours, place au festival : l’orchestre a mis le feu au chapiteau de 2 000 places, incarnant à lui seul l’esprit de ces Grands Prix nationaux de musique, qui réunissaient cette année 1 500 musiciens, mobilisaient 700 bénévoles et représentaient un budget de 220 000 euros.
Mais la compétition est impitoyable. La dernière participation de Passion Bourgogne à ces Grands Prix remontait à 2022, où ils ont remporté leur quatrième titre. Depuis, de nouveaux orchestres ont émergé et le niveau de l’élite a considérablement évolué. Les Bourguignons n’étaient plus les grands favoris, et d’autres noms circulaient avant même le coup d’envoi. Le morceau imposé, réputé particulièrement difficile, a d’ailleurs été parfaitement maîtrisé par la plupart des formations — signe du niveau général tiré vers le haut.
Avec un niveau si élevé et serré, le jury avait la tâche ardue de départager des orchestres d’exception. Son verdict ne sourit pas aux Bourguignons, qui terminent cinquièmes. C’est Le Loroux-Bottereau, dans la banlieue nantaise, travaillant en étroite collaboration avec le conservatoire de la ville, qui s’impose — une formation nouvellement promue dans cette catégorie, exploit que Passion Bourgogne avait lui-même réalisé en 2014.
Un résultat qui n’a pas été celui espéré, mais qui n’entame en rien la détermination de l’équipe, déjà tournée vers l’avenir et la façon de franchir un nouveau palier.












