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mardi 26 mai 2026 à 05:31

« Coup de gueule » !



 

 

Ce que nous écrit ce lecteur :

 « Cette pratique désagréable qui consiste à vous forcer la main en vous vantant les mérites de tel ou tel matériel ou prestation dont vous n’avez rien à faire, est pour le commun des mortels plus que désagréable. Pour les personnes vulnérables ce type de démarche prend une toute autre dimension et je le qualifierai de délit.

Les personnes seules, âgées, ou fragiles, qui n’ont plus la capacité de faire face ou de gérer ces situations de harcèlement, sont devenues la cible privilégiée de ces truands. À l’appui d’un beau baratin bien rôdé ils parviennent facilement à soutirer des grosses sommes d’ argent, pour des travaux ou des prestations inutiles ou fictives facturées à des prix exorbitants. La recherche systématique de ces proies est souvent pratiquée en réseau. Il est assez facile de repérer les personnes vulnérables et les dépouiller de leurs économies.

Personne n’est épargné par ces visiteurs indésirables qui agissent en toute impunité. En effet, les services de police et de gendarmerie ne sont en mesure d’intervenir qu’à l’appui de preuves ou justificatifs attestant l’irrégularité de ces démarches abusives. Les rares procédures de recours longues et fastidieuses, ne sont généralement pas engagées où n’aboutissent pas. Ces personnes résignées acceptent leur triste sort en constatant leur impuissance: « que peut-on y faire? » Si nous regardons de plus près, ce qui est anormal, c’est que aucun système en place par la « protection sociale »n’est adapté pour détecter ces abus de confiance ni pour protéger ceux qui en sont victimes, et encore moins pour sanctionner leurs auteurs.

Même à l’appui d’une reconnaissance médicale, aucune démarche ne permet d’éviter ces exactions. Ce vide social et juridique ne permet pas de recours. À part quelques proches, rien ni personne n’est en mesure de recenser ces victimes isolées et de les mettre à l’abris de ces délinquants .

Ce type de faiblesses, n’ouvre le droit à aucune couverture financière sociale ou juridique. Tous ces citoyens abusés qui n’ont pas les moyens de se regrouper pour se faire entendre ni de descendre dans la rue, sont les oubliés de notre société. Pourtant ces victimes sont de plus en plus nombreuses, nous en connaissons tous. Le seul dispositif préconisé par l’assistance sociale doit cependant être réservé à des cas extrêmes, il s’agit des mises en place de « tutelle ou curatelle ».

Ces dispositions dont la mise en place est très lourde, longue, contraignante et couteuse, ne peut que se limiter aux personnes ne disposant plus de leurs facultés intellectuelles. De surcroît cette procédure n’assure cependant pas la totalité la protection des personnes dites très vulnérables, mais par contre les privent de ce qui leur reste de libertés. Comment pourrait-on permettre aux personnes fragiles de vivre à l’abri des prédateurs sans être privées de toutes leurs libertés ?

Mesdames et Messieurs les élus, députés et sénateurs c’est un problème de société qui vous concerne et dont vous avez connaissance.

Quelles solutions allez vous apporter pour combler ce vide législatif qui vous incombe?

 

Vous seuls, les élus, êtes en mesure d’intervenir. Nous devons redonner gout à la vie à nos concitoyens, hommes et femmes honnêtes et respectables, qui se retrouvent anormalement en situation de grande détresse, alors que leur situation sociale leur aurait permis de vivre dignement et paisiblement. »

 

Pierre BARRELLON

 






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