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mercredi 1 avril 2026 à 05:36

Ce qui change au 1ᵉʳ avril 2026



 

Comme chaque année, le 1ᵉʳ avril marque une série d’évolutions dans de nombreux domaines du quotidien. En 2026, il ne s’agit pas d’une réforme majeure, mais d’un ensemble d’ajustements qui auront un impact direct, parfois discret, sur le budget des Français.

 

D’abord les aides sociales sont revalorisées. Le RSA pour une personne seule atteint environ 652 euros par mois, tandis que l’allocation aux adultes handicapés (AAH) s’élève à près de 1 042 euros. Les allocations familiales suivent la même tendance avec une hausse proche de 0,8 %. La prime d’activité bénéficie d’un coup de pouce plus marqué : selon les profils, le gain peut atteindre une cinquantaine d’euros mensuels supplémentaires pour les salariés proches du SMIC.

Point important pour les bénéficiaires : ces revalorisations entrent bien en vigueur au 1er avril, mais elles ne seront visibles sur les comptes bancaires qu’au début du mois de mai, en raison du versement à terme échu effectué par la CAF et la MSA.

 

Du côté de l’énergie, une accalmie est observée sur le gaz. Le prix repère publié par la Commission de régulation de l’énergie recule d’environ 2 % au 1er avril, pour s’établir autour de 0,13 euro par kilowattheure TTC pour les foyers se chauffant au gaz. Concrètement, cela représente quelques euros d’économie sur une facture mensuelle moyenne, sans effacer les hausses des mois précédents.

En parallèle, le chèque énergie est envoyé à partir du printemps aux ménages éligibles, soit environ 5 à 6 millions de foyers. Son montant varie de 48 à 277 euros, avec une moyenne proche de 150 euros. Il peut être utilisé pour régler des factures d’électricité, de gaz ou d’autres sources d’énergie domestique. En revanche, son utilisation est aujourd’hui recentrée sur le paiement des dépenses énergétiques, les dispositifs liés aux travaux ayant été progressivement réduits.

 

Dans le domaine de la santé, la principale évolution concerne le reste à charge sur certains actes médicaux lourds, qui passe de 24 à 32 euros. Cette participation forfaitaire s’applique notamment à certaines hospitalisations ou actes techniques coûteux. Par ailleurs, des ajustements interviennent dans les dispositifs « 100 % santé », notamment en optique et en dentaire, avec des modifications de plafonds de prise en charge.

 

Le logement connaît également un tournant important. La fin de la trêve hivernale au 31 mars autorise, dès le 1er avril, la reprise des procédures d’expulsion locative et des coupures d’énergie en cas d’impayés. Concernant les aides personnalisées au logement (APL), il n’y a pas de revalorisation générale à cette date : les variations constatées résultent du recalcul trimestriel automatique basé sur les revenus des douze derniers mois. La revalorisation annuelle, elle, intervient habituellement à l’automne. Dans le même temps, les contraintes continuent de se renforcer pour les logements les plus énergivores, notamment ceux classés F ou G.

 

Sur le plan fiscal, la campagne de déclaration des revenus débutera le 9 avril 2026. Le barème de l’impôt sur le revenu est revalorisé d’environ 0,9 %, afin de tenir compte de l’inflation et d’éviter que certains contribuables ne changent de tranche sans augmentation réelle de leur pouvoir d’achat.

 

D’autres évolutions, plus locales ou techniques, sont également à noter. Les zones à faibles émissions (ZFE) poursuivent leur montée en puissance dans plusieurs grandes agglomérations, avec des restrictions accrues pour les véhicules les plus polluants. Du côté des entreprises, plusieurs seuils et paramètres de cotisations évoluent, sans modification majeure du droit du travail. Les ZFE en 2026 ne sont pas officiellement supprimées, il y a bien eu un vote politique pour les supprimer en 2025, mais la suppression n’est pas encore définitivement adoptée (procédure incomplète, débats en cours)

 

Enfin, au-delà des mesures les plus visibles, le 1er avril correspond aussi à l’entrée en vigueur de nombreux ajustements réglementaires : décrets d’application, modifications de critères d’attribution des aides ou mises à jour administratives. Des évolutions souvent peu perceptibles, mais qui participent à l’évolution du cadre économique et social.

 

Au total, le 1ᵉʳ avril 2026 se traduit par une revalorisation modérée des aides, une légère détente sur le gaz, un coût accru pour certains soins et la fin des protections hivernales dans le logement. Des changements diffus, mais bien réels pour les ménages.

 

Et il y aura du poisson au menu.

 

Gilles Desnoix

 

Sources : La Dépêche, Le Parisien, Huffington Post, MoneyVox, Modes & Travaux, Service-Public.fr, Commission de régulation de l’énergie (CRE), CAF, MSA, Ministère de l’Économie, Métropoles.org, Mondial de l’Auto, Permisapoints.fr.

 

 

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