Saint-Vallier : Commémoration

En ce jeudi 19 mars, la commune de Saint‑Vallier s’est rassemblée au monument aux Morts, pour commémorer le cessez‑le‑feu du 19 mars 1962, date marquant la fin officielle des opérations militaires de la guerre d’Algérie à la suite des accords d’Évian signés la veille.
Comme chaque année, cette journée nationale du souvenir et de recueillement a réuni élus, le maire Alain Philibert en tête, anciens combattants, porte‑drapeaux, représentants d’associations patriotiques et habitants venus rendre hommage aux victimes civiles et militaires du conflit.
Un moment de mémoire et de transmission
La cérémonie a débuté devant le monument aux morts, où les participants se sont recueillis dans un silence solennel et les porte‑drapeaux ont pris place, rappelant par leur présence la continuité du devoir de mémoire.
La lecture du message de Mme Alice Rufo, ministre déléguée auprès de la ministre des armées et des anciens combattants, par le maire de la ville, a été suivie du dépôt de gerbes.
Et ce, par Mme Malinowski, représentant l’ARAC section Saint-Vallier, M. Bernard Duverne de la FNACA, et de la municipalité par M. Philibert, accompagné d’Emile du Conseil Municipal Jeunes
Pour sa part, Catherine Matrat, adjointe au maire, a conduit cette cérémonie où a été souligné l’importance de cette date dans l’histoire nationale : celle d’un conflit long et douloureux, dont les conséquences ont marqué durablement des millions de familles, en France comme en Algérie.
Les intervenants, notamment Christine Lapray et Bernard Duverne, ont rappelé que cette journée ne se limite pas à un souvenir militaire : elle est aussi l’occasion d’évoquer les parcours des appelés, des rappelés, des militaires de carrière, mais également des civils, des harkis et de toutes les personnes touchées par la guerre.
Une cérémonie tournée vers l’avenir
Au‑delà du souvenir, les prises de parole ont insisté sur la nécessité de transmettre cette mémoire aux jeunes générations. Comprendre l’histoire, reconnaître les souffrances et les injustices, et affirmer l’importance du dialogue et de la paix : tels sont les messages portés par cette journée nationale.
La position de l’ARAC sur la date du 19 mars
L’Association Républicaine des Anciens Combattants (ARAC) rappelle avec constance que le 19 mars demeure la seule date légitime pour commémorer la fin de la guerre d’Algérie.
Pour l’association, aucune autre date ne peut se substituer à celle du cessez‑le‑feu entré en vigueur le 19 mars 1962, à la suite des accords d’Évian.
Cette journée marque en effet la fin officielle des opérations militaires et constitue, aux yeux de l’ARAC, le repère historique incontestable permettant d’honorer la mémoire de toutes les victimes du conflit.
Dans ses prises de position comme dans sa participation aux cérémonies locales, l’ARAC insiste sur l’importance de préserver cette date, non seulement pour respecter la vérité historique, mais aussi pour garantir une mémoire partagée et apaisée.
Magnifique titre de Serge Lama « L’Algérie »
La cérémonie s’est conclue par une minute de silence, suivie de la Marseillaise.
Les participants ont, en fin de cérémonie, écouté avec attention Serge Lama et son titre « L’Algérie »
Sortie en 1975, cette chanson s’est imposée comme l’une des évocations les plus justes et les plus poignantes de ce que vécurent les jeunes appelés envoyés de l’autre côté de la Méditerranée.
À travers des images fortes et une écriture profondément humaine, Serge Lama y raconte l’arrachement, la peur, la beauté du pays et le poids durable des souvenirs…
Le verre de l’amitié, offert par la municipalité, a terminé cette cérémonie mémorielle.
Nelly Desplanches


























