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vendredi 14 août 2026 à 04:54

SAÔNE-ET-LOIRE, UNE HISTOIRE



 

 

Mineurs, métallos, paysans, vignerons, immigrés, femmes, syndicalistes et résistants : derrière les machines, il y avait des vies.

Dans notre précédent épisode, nous avions parlé de charbon, d’acier, de hauts-fourneaux, du canal du Centre, de locomotives, du marteau-pilon, des Schneider et des Chagot. Nous avions raconté comment l’industrie avait transformé une partie de la Saône-et-Loire et fait surgir des villes nouvelles. Mais une mine n’extrait pas toute seule son charbon, un haut-fourneau ne produit pas seul son acier, une locomotive ne se construit pas elle-même et une vigne ne se vendange pas davantage toute seule.

Il manque donc à notre histoire l’essentiel : les hommes et les femmes. Ceux qui sont nés ici, ceux qui sont venus d’ailleurs, qui ont travaillé la terre, qui sont descendus sous terre, qui ont travaillé devant les fours, qui ont élevé les enfants pendant que d’autres étaient à l’usine, qui ont revendiqué, qui ont fait grève, qui ont quitté leur pays et, lorsque l’Histoire l’exigea, ceux qui ont résisté. Car finalement, l’histoire d’un département n’est jamais celle de ses frontières, cest celle de ceux qui l’habitent.

Une Saône-et-Loire d’abord paysanne. Il faut commencer par rappeler une évidence que l’industrie pourrait nous faire oublier : pendant très longtemps, la majorité des Saône-et-Loiriens travaille la terre. Dans le Charolais et le Brionnais, on élève ; dans le Mâconnais et sur la Côte chalonnaise, on cultive la vigne ; en Bresse, on pratique une agriculture diversifiée et l’élevage ; dans l’Autunois et le Morvan, on cultive, on élève et on exploite les bois. La ferme est une unité économique et aussi familiale où l’on travaille ensemble : hommes, femmes, enfants. Les journées suivent les saisons : les fenaisons, les moissons, les vendanges, les vêlages, les marchés, le paysage lui-même est le résultat de ce travail.

Les haies du Charolais ne sont pas apparues par miracle, les prairies ont été entretenues, les vignes plantées, arrachées, replantées, les chemins tracés, les murets construits, la campagne est elle aussi un immense atelier, simplement, son plafond est le ciel.

Et puis l’usine appelle. Au XIXᵉ siècle, quelque chose commence à bouleverser cet équilibre. L’industrie a faim, faim de charbon, faim de fer, mais surtout faim de bras. Alors une partie des habitants quitte progressivement la campagne pour les villes industrielles. Parfois, il ne faut parcourir que quelques kilomètres. Un fils de paysan devient mineur, un autre métallurgiste. Une jeune femme entre dans un atelier ou trouve un emploi de service, les familles conservent souvent des liens avec le monde rural. On possède encore un jardin, quelques animaux, des parents au village. La frontière entre paysan et ouvrier n’est donc pas toujours aussi nette que nous l’imaginons. Mais le travail change profondément, à la campagne, la saison imposait son rythme, à l’usine, c’est l’horloge, à la mine, la prise de poste. La sirène remplace parfois le soleil.

Le travail fabrique une identité. Au Creusot, on devient métallurgiste, à Montceau et Blanzy, mineur, à Gueugnon, ouvrier des forges. Et le métier finit par devenir beaucoup plus qu’un emploi, il devient une identité. On ne dit pas seulement : « Je travaille à la mine. » On dit : « Je suis mineur. » La nuance est immense car le travail organise la journée, mais aussi le quartier, les relations sociales et parfois la famille entière. On habite une cité, on fréquente les mêmes commerces, les enfants vont à la même école, les hommes se retrouvent au café, dans les sociétés musicales, sportives ou associatives, les femmes organisent d’autres réseaux de solidarité. On se connaît, on sait qui travaille avec qui, qui est malade, qui vient d’avoir un enfant, qui a été blessé, qui a perdu son emploi. Une société ouvrière est en train de naître.

Au fond, on ne triche pas avec la solidarité. La mine donne à cette solidarité une dimension particulière. Sous terre, l’individualisme possède rapidement ses limites. Celui qui travaille à côté de vous peut vous sauver la vie et vous pouvez sauver la sienne. Un bruit inhabituel, une odeur, une fissure, une mauvaise ventilation, un mouvement du terrain, l’expérience collective protège. Le mineur apprend donc très vite que seul il est vulnérable. Ensemble, les hommes peuvent davantage. Cette solidarité née du travail va progressivement sortir de la mine et se retrouver dans les caisses de secours, les mutuelles, les associations puis les syndicats. Et finalement dans la politique. Le monde ouvrier découvre quelque chose de fondamental : ce que l’on ne peut obtenir seul peut parfois être conquis ensemble.

Jean Bouveri : quand un ouvrier entre à la mairie. À Montceau-les-Mines, cette transformation prend un visage.  Celui de Jean Bouveri. Ouvrier mineur, militant syndical et socialiste, il devient en 1900 maire de Montceau-les-Mines. L’événement dépasse largement une simple alternance municipale. Pendant des décennies, la Compagnie des Mines et les Chagot ont exercé une influence considérable sur la ville. Et voilà qu’un homme issu du monde ouvrier prend la tête de la commune. Le symbole est immense. Le mineur ne réclame plus seulement de meilleures conditions de travail, il entre dans les institutions, il administre, il décide, il représente. Le pouvoir politique commence à changer de mains. Montceau devient ainsi l’un des laboratoires de ce socialisme municipal qui se développe dans plusieurs villes ouvrières françaises. L’histoire industrielle devient histoire politique.

Le Creusot connaît le même réveil. Au Creusot, les grandes grèves de 1899 et 1900 avaient déjà montré que le pouvoir des Schneider n’était plus incontestable. Les ouvriers s’organisent, ils veulent être représentés, ils veulent pouvoir discuter collectivement des salaires et des conditions de travail. Le syndicalisme progresse et avec lui une idée nouvelle : « Le patron possède l’usine, mais cela ne signifie pas qu’il doit posséder la ville. »  La démocratie politique rencontre ainsi progressivement la démocratie sociale, non sans conflits, non sans violence parfois. Mais le mouvement est lancé.

Et les femmes dans cette histoire ? Il faut maintenant réparer une injustice.

Lorsque nous imaginons l’industrie ancienne, nous voyons immédiatement des hommes. Mineurs couverts de poussière, métallos devant les fours, forgerons, mécaniciens. Pourtant, derrière cette image masculine se trouvent partout des femmes. Certaines travaillent directement dans l’industrie, d’autres dans les ateliers, manufactures, commerces, exploitations agricoles et services. Et beaucoup accomplissent un travail indispensable qui, lui, n’apparaît sur aucune feuille de paie : faire vivre la famille, nourrir, laver, raccommoder, élever les enfants, soigner les malades, gérer un budget souvent très serré, entretenir parfois un jardin qui complète les revenus et attendre. Attendre l’homme parti au fond.

Lorsque la sirène ne sonne pas comme d’habitude. Dans une ville minière, tout le monde connaît le sens des sirènes. Et lorsque survient un accident, ce n’est pas seulement une équipe qui est touchée. La nouvelle traverse la cité, les femmes attendent, les enfants comprennent que quelque chose se passe, les voisins arrivent, la solidarité familiale devient solidarité de quartier. Nous avons beaucoup raconté les risques du mineur. Nous avons moins raconté l’angoisse de celle qui le regarde partir, pourtant, elle fait partie intégrante de l’histoire minière. Quand l’homme descendait, toute la famille descendait un peu avec lui, les femmes ne restent pas derrière la porte. Et lorsque les conflits sociaux éclatent, les femmes ne sont pas toujours de simples spectatrices, elles soutiennent les grévistes, organisent les familles, participent aux rassemblements, font circuler les informations et parfois manifestent. Leur rôle est d’autant plus important que lors d’une grève le salaire disparaît, il faut donc nourrir malgré tout, faire durer, s’entraider. La grève n’est jamais seulement l’affaire de celui qui cesse le travail. Elle engage toute la maison. Et souvent tout le quartier.

Puis viennent ceux d’ailleurs. L’industrie continue de grossir et la main-d’œuvre locale ne suffit plus. Alors le territoire attire, des travailleurs arrivent d’autres régions françaises, puis des étrangers. Cette histoire va profondément modifier la Saône-et-Loire industrielle au XXe siècle. Les nationalités et les périodes varient, Polonais, Italiens, Espagnols, Portugais., ensuite, Algériens, Marocains et travailleurs venus d’autres territoires. Tous ne viennent évidemment pas au même moment ni pour les mêmes raisons. Certains fuient la pauvreté, d’autres des régimes autoritaires, d’autres encore les conséquences des guerres. Mais presque tous partagent quelque chose : ils viennent chercher du travail.

D’abord des bras. C’est souvent ainsi que l’économie les considère, des bras. La mine a besoin de bras, l’usine a besoin de bras, les chantiers ont besoin de bras. Mais des bras n’arrivent jamais seuls car au bout il y a un homme, avec une langue, une histoire, des souvenirs, une cuisine, des chansons, une manière de vivre. Puis une famille dont les enfants entrent à l’école, apprennent le français, jouent avec ceux qui sont nés ici. Les familles se fréquentent, les mariages mélangent progressivement les origines, les recettes aussi. Les accents se transforment et au bout de quelques générations, il devient difficile de dire où finit l’histoire de l’immigration et où commence simplement l’histoire de la ville.

La mine accélère le mélange. Le fond possède cette particularité, il se moque assez largement des nationalités. Lorsque deux hommes travaillent ensemble sous terre, ce qui compte d’abord est de savoir si chacun peut compter sur l’autre. Polonais, italien, français, espagnol, en réalité, peu importe lorsque la galerie devient dangereuse. Bien sûr, il y eut des préjugés, des tensions, du racisme, des communautés qui vivaient parfois entre elles. Il ne faut pas idéaliser. Mais le travail collectif a également créé une formidable machine à fabriquer du commun. Des hommes qui ne parlaient pas toujours la même langue finissent par partager le même métier, puis le même quartier, puis la même ville et leurs enfants le même pays.

Une identité nouvelle se construit. Voilà pourquoi les villes industrielles de Saône-et-Loire ont une identité particulière. Elles ne sont pas seulement bourguignonnes, elles sont faites de couches successives : paysans devenus ouvriers, migrants venus d’autres régions françaises, familles venues de Pologne, d’Italie, d’Espagne, du Portugal, du Maghreb et d’ailleurs. Tous finissent par participer à la même histoire locale. La ville absorbe, transforme, mélange, sans nécessairement tout effacer. On peut conserver un nom polonais et être Montcellien, une recette italienne et être Creusotin, avoir des grands-parents espagnols et être Gueugnonnais, une histoire familiale algérienne et être Saône-et-Loirien. L’identité n’est pas toujours une soustraction, elle peut être une addition.

Et pendant ce temps, la campagne change elle aussi. Attention pourtant à ne pas raconter une Saône-et-Loire uniquement ouvrière. Pendant que les villes industrielles grandissent, les campagnes continuent de travailler et elles se transforment. L’agriculture se mécanise progressivement, les rendements augmentent, les exploitations changent. Le chemin de fer puis la route permettent d’expédier plus loin les productions. L’élevage charolais acquiert une réputation qui dépasse largement les frontières du département, les vins du Mâconnais et de la Côte chalonnaise trouvent des marchés nouveaux, les volailles de Bresse construisent leur renommée. Le paysan entre lui aussi dans l’économie moderne. Simplement, sa révolution est moins spectaculaire qu’un haut-fourneau.

Le phylloxéra : quand la catastrophe vient de quelques millimètres. Pour les vignerons, le XIXe siècle apporte également une catastrophe : le phylloxéra, minuscule insecte venu d’Amérique, ravage les vignobles français à partir de la seconde moitié du siècle. Le Mâconnais et la Côte chalonnaise sont touchés, des vignes meurent, des familles voient disparaître leur outil de travail. Il faut arracher, replanter, apprendre à greffer les cépages européens sur des porte-greffes américains résistants.

Une catastrophe biologique provoque ainsi une révolution technique. La vigne que nous regardons aujourd’hui comme l’un des paysages les plus immuables du département est elle aussi le résultat d’une reconstruction. Encore une fois, le patrimoine n’est pas ce qui n’a jamais changé, c’est parfois ce qui a survécu en changeant.

Puis vient 1914. Et soudain, toutes ces histoires locales sont rattrapées par l’Histoire mondiale. En août 1914, les hommes partent des campagnes, des mines, des usines, des bureaux. Les mêmes hommes qui quelques semaines auparavant étaient paysans, ouvriers, artisans ou employés deviennent soldats. Dans les villages, les monuments aux morts raconteront bientôt l’ampleur de la saignée. Presque chaque commune possède sa liste, ses noms. Parfois les mêmes patronymes répétés plusieurs fois : des frères, des cousins, des voisins. Et pendant que les hommes sont au front, les femmes font tourner une partie du pays dans les campagnes, dans les commerces, dans les administrations et dans les usines.

Les femmes entrent davantage dans l’usine. La Première Guerre mondiale accélère leur présence dans certains secteurs industriels. Il faut produire : des armes, des munitions, du matériel.

Les hommes sont au front, les femmes prennent leur place dans des activités dont elles avaient souvent été écartées. Cela ne signifie évidemment pas que l’égalité soit née, les salaires restent différents, les hiérarchies demeurent. Et après la guerre, beaucoup sont invitées à rendre leur place aux hommes revenus du front. Mais quelque chose s’est produit. Une frontière sociale a été franchie et elle ne se refermera jamais complètement.

Le Creusot devient une usine de guerre. La puissance industrielle construite pendant le XIXᵉ siècle prend alors une dimension stratégique. Schneider produit de l’armement et Le Creusot devient indispensable à l’effort de guerre français. Cette puissance possède une conséquence terrible : une usine capable d’armer une nation devient également une cible. Nous le verrons encore plus brutalement lors de la guerre suivante.

1939 : l’Histoire recommence. Vingt et un ans après l’armistice de 1918, l’Europe replonge. En juin 1940, la France est vaincue. La Saône-et-Loire se retrouve coupée par la ligne de démarcation jusqu’en 1942 : une partie du département est occupée, l’autre se trouve en zone dite libre. La géographie redevient soudain politique. Pour passer d’un village à l’autre, il peut falloir franchir une frontière, une vraie avec des contrôles, des risques, des passeurs, des arrestations. Et bientôt la Résistance.

Une terre propice aux maquis. La Saône-et-Loire possède des paysages favorables à la clandestinité : le Morvan, les bois, le Charolais, le Clunisois, les campagnes accidentées. À mesure que l’Occupation se durcit et que le Service du travail obligatoire pousse des jeunes hommes à se cacher, les maquis grossissent, des réseaux se constituent, on cache des hommes, des armes, des réfractaires, des Juifs parfois. On transporte des messages, on fournit de faux papiers, on renseigne, on sabote. Et là encore, derrière le mot glorieux de Résistance se trouvent souvent des gestes extrêmement ordinaires : donner à manger, prêter une grange, porter une lettre, ne pas parler.

Résister, ce n’est pas seulement prendre un fusil. Les résistants armés occupent naturellement une place majeure dans notre mémoire. Mais un maquis ne peut survivre sans la population qui l’entoure, il faut manger, se vêtir, se renseigner, être prévenu lorsqu’arrivent les Allemands ou les miliciens.

Des agriculteurs ravitaillent, des cheminots renseignent, des ouvriers sabotent, des employés transmettent des informations, des femmes assurent les liaisons, des médecins soignent, des instituteurs participent aux réseaux. La Résistance est donc également une histoire sociale. Et une histoire de femmes comme Lucie Aubrac : de Blanzy à l’Histoire de France

Le département paie aussi le prix de sa puissance industrielle. Les grandes usines constituent des objectifs militaires, le Creusot est bombardé et les populations civiles paient le prix de la guerre industrielle. Tout ce qui permet de produire permet aussi de faire la guerre et doit donc être détruit par celui qui veut empêcher l’ennemi de produire. Terrible logique.

1944 : la Libération. À l’été 1944, la situation bascule, les maquis passent davantage à l’action, les combats accompagnent le recul allemand. Les villes et villages sont progressivement libérés. Et les hommes et les femmes qui sortent de cette période ne veulent pas simplement revenir au monde d’avant. Ils veulent construire autre chose.

Le programme de la Résistance entre dans les vies. À la Libération, la France engage de profondes transformations sociales : Sécurité sociale, retraites, comités d’entreprise, nationalisations, renforcement des droits sociaux. Le mineur, le métallo, le paysan, l’employé ne vivent plus exactement dans le même monde qu’avant-guerre et surtout les femmes deviennent enfin pleinement citoyennes politiquement, le droit de vote leur est accordé en 1944. Elles votent pour la première fois aux élections municipales de 1945. Elles peuvent enfin déposer leur bulletin dans l’urne. Il aura fallu attendre jusque-là.

La bataille du charbon. 1946 : les mines changent de propriétaire Autre bouleversement majeur pour notre bassin minier : la nationalisation des houillères. En 1946, les grandes compagnies minières privées sont nationalisées. La Compagnie des Mines de Blanzy appartient désormais au passé.

Après la guerre, la France manque de tout, d’énergie, de matières premières, de logements, d’équipements. Pour reconstruire, il faut du charbon. Les mineurs deviennent donc les soldats d’une autre bataille : celle du charbon.

Travailler dur pour que ses enfants n’aient pas nécessairement à faire le même travail. La Saône-et-Loire devient ce mélange

À la moitié du XXe siècle, notre département n’a plus grand-chose à voir avec celui de 1790 : il possède une histoire collective.

Au début des Trente Glorieuses, le système paraît presque indestructible, le Creusot produit, Montceau extrait, Gueugnon forge, Chalon industrialise, les campagnes se modernisent, les salaires progressent, la consommation augmente, les enfants étudient davantage, les familles consomment beaucoup plus, on construit, on croit au progrès et surtout on croit que les grandes usines seront toujours là, que la mine sera toujours là, que les enfants trouveront du travail là où travaillaient leurs parents. Après tout, cela dure depuis des générations, pourquoi cela s’arrêterait-il ? Et pourtant les premières fissures apparaissent, le charbon français devient coûteux, les sources d’énergie changent, la concurrence internationale se développe. Les grandes industries européennes commencent à se restructurer, les effectifs diminuent, les ateliers ferment. Puis viendront les crises, les restructurations de Creusot-Loire, la fermeture des mines, la disparition de milliers d’emplois. Et cette fois, la question ne sera plus : comment l’industrie a-t-elle transformé la Saône-et-Loire ? Elle deviendra beaucoup plus douloureuse : que devient un territoire lorsque disparaît ce qui l’a fait vivre pendant deux siècles ?

 

C’est l’histoire de notre prochain et dernier épisode.

À suivre — Épisode 5 : Après la mine et les grandes usines, comment la Saône-et-Loire a dû se réinventer

 

Gilles Desnoix :

 

Sources : Archives départementales de Saône-et-Loire, France Archives, Bibliothèque nationale de France – Gallica, Écomusée Creusot Montceau, Musée de la Mine de Blanzy, Académie François Bourdon, Société d’histoire et d’archéologie de Chalon-sur-Saône, Académie de Mâcon, Université de Bourgogne, Institut d’histoire sociale de la CGT, Fondation Jean-Jaurès, Musée de la Résistance et de la Déportation de Saône-et-Loire, Mémorial de la Résistance en Saône-et-Loire, Fondation de la Résistance, Ordre de la Libération, Ministère des Armées – Mémoire des hommes, Archives nationales, Institut national de la statistique et des études économiques (INSEE), Charbonnages de France, Musée national de l’Histoire de l’immigration, Ministère de la Culture, Persée

 

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