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lundi 11 mai 2026 à 04:29

Section PCF du Bassin minier



 

 

Communiqué :

 

« Les affrontements impérialistes actuels sont nourris par la crise du capitalisme mondialisé et la concurrence pour les ressources, l’énergie, les technologies. Les réelles causes des guerres actuelles sont économiques et géostratégiques. Face à la crise économique et à la remise en cause de certaines dominations, les grandes puissances privilégient de plus en plus les politiques de force et la militarisation. Les communistes portent une autre voie, celle du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, de la coopération et de la paix.

L’administration Trump, avec le concours du pouvoir d’extrême droite de Netanyahou, a plongé le Moyen-Orient dans le chaos, au prix d’innombrables victimes civiles en Iran ou au Liban. Et le peuple palestinien continue de se voir nier ses droits nationaux et fondamentaux par la guerre et la colonisation organisées par le gouvernement israélien. Au bilan humain terrible de cette politique impérialiste, s’ajoute l’impact mondial sur les hydrocarbures et les matières premières de cette guerre qui provoque un choc énergétique, industriel et agricole amplifiant la crise systémique du capitalisme. Le PCF sonne l’alerte : une crise économique dévastatrice grandit et les mesures actuellement prises par le gouvernement ne la résoudront pas d’autant plus qu’il poursuit ses attaques contre nos conquis sociaux, comme en témoigne sa volonté de remise en cause du 1er mai comme jour férié, chômé et rémunéré pour tous et toutes, et prend des mesures qui amplifient les inégalités. Il est urgent de se mobiliser et de changer de politique !

La vie quotidienne de très nombreux ménages se voit d’ores et déjà durement impactée. Alors que l’inflation a atteint 2,2% sur un an au mois d’avril et que les prix de l’énergie ont augmenté de plus de 14%, le pouvoir d’achat, déjà en berne, des salarié·es, des retraité·es, des privé·es d’emploi, est en train de chuter dramatiquement. De plus, à l’heure où les prix des denrées agricoles pourraient flamber, de lourds enjeux pèsent sur notre souveraineté alimentaire compte tenu de la totale dépendance de notre agriculture aux énergies fossiles.

Nos concitoyennes et concitoyens, nos services publics, nos collectivités territoriales et les petites et moyennes entreprises sont directement menacés par une guerre qui, chacun le voit bien, n’apportera aux peuples du monde ni le bien-être, ni la paix, ni la démocratie. Comme toujours en pareil cas, les menées spéculatives emplissent les poches d’actionnaires déjà gavés par la spéculation.

Au premier rang de ces profiteurs de guerre, se situe l’industrie pétrolière. TotalEnergies vient ainsi de réaliser 6 milliards de bénéfices sur le premier trimestre 2026. Le groupe avait déjà engrangé 65 milliards de bénéfices en quatre ans. Le Parti communiste français n’a cessé de le dire : ce n’est pas aux peuples, à la jeunesse, au monde du travail, aux familles, aux dirigeant·es des TPE et PME, aux agriculteurs·trices et aux artisans de payer les dividendes des groupes. Le capital doit mettre la main à la poche. Une autre politique est possible.La France doit agir pour la paix en portant l’exigence de cessezle-feu durables, un cadre de sécurité collective dans la région et par conséquent organiser sa sortie de l’OTAN qui doit être dissoute car elle constitue une menace grandissante pour les peuples du monde.

Et le gouvernement doit prendre des mesures d’urgences pour protéger nos concitoyennes et concitoyens de la crise. Plus fondamentalement, la course actuelle à l’augmentation des budgets militaires doit être stoppée, les travailleurs et travailleuses doivent prendre la main sur l’appareil productif du pays et les dépenses humaines, sociales et écologiques du pays doivent être développées.

L’énergie, le pétrole, l’électricité, le gaz ne doivent pas être des objets de spéculation. Notre pays a besoin de bâtir, de produire et d’innover pour répondre aux besoins sociaux et relever les défis écologiques. Tout doit être mis en œuvre pour permettre à chacune et chacun de vivre décemment, tout en planifiant le développement économique par un autre mode de production, en engageant une nouvelle industrialisation de ses territoires, et en accélérant la transition écologique et la sortie des énergies fossiles, du pétrole et du gaz, comme le propose notre Plan Climat Empreinte 2050. Le plan d’électrification proposé par le gouvernement est totalement insuffisant, puisqu’il ne propose aucun moyen supplémentaire. C’est possible par une autre utilisation de l’argent et de nouveaux pouvoirs d’intervention des salarié·es et des citoyen·nes. »

Permanences tous les mardis de 10h à 11h30 – 10 rue d’Autun à Montceau-les-Mines

 

 

 






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