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mercredi 1 avril 2026 à 11:15

Politique – Sénat



 

Communiqué :

Dans de nombreuses communes rurales, chaque fermeture de classe est vécue comme un coup dur. Moins d’élèves accueillis, des classes surchargées, des trajets plus longs pour les enfants, et souvent le début d’un affaiblissement durable du village.

C’est une réalité que je constate concrètement aujourd’hui en Saône-et-Loire. Dans plusieurs communes, des classes ferment ou sont menacées, suscitant l’inquiétude légitime des élus locaux, des familles et des enseignants.

À Saint-Laurent-d’Andenay, l’école Jean Macé en est une illustration frappante. L’établissement accueille 74 élèves, dont près de 30 bénéficient de dispositifs ou de plans éducatifs particuliers. Malgré ces besoins spécifiques, une fermeture de classe est envisagée. Une telle décision aurait des conséquences directes sur les conditions d’apprentissage, en alourdissant les effectifs par classe et en fragilisant l’accompagnement des élèves les plus en difficulté.

L’école n’est pas un service comme les autres. Elle est au cœur de la vie locale. Elle permet aux familles de rester, aux communes de vivre et aux territoires de se projeter dans l’avenir.

Aujourd’hui pourtant, ces décisions sont prises de manière centralisée, sans que les maires, pourtant en première ligne, puissent réellement s’y opposer. Trop souvent, des classes ferment sur la base de simples chiffres, sans tenir compte des réalités du terrain.

Cette situation est incompréhensible pour les élus comme pour les habitants. Elle contredit les engagements pris au plus haut niveau de l’État de ne pas fermer d’école sans l’accord du maire.

Face à ce décalage entre les promesses et la réalité, et au regard de ce que nous vivons aujourd’hui en Saône-et-Loire, cette proposition de loi apporte une réponse simple et concrète. Dans les communes rurales les plus fragiles, aucune classe ne pourra fermer sans l’accord du maire.

C’est une mesure de bon sens. Elle redonne du pouvoir aux élus locaux, protège les écoles rurales et garantit que les décisions soient prises au plus près des réalités vécues par les familles.

Derrière chaque classe qui ferme, il y a un territoire qui recule. Avec ce texte, nous faisons le choix de défendre nos villages, nos écoles et l’égalité entre tous les enfants, où qu’ils vivent.

Paulette MATRAY

Sénatrice de Saône-et-Loire

Membre de la commission de la culture, de l’éducation, de la communication et du sport

 

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