Politique – Sénat
Communiqué :
« La suppression annoncée de près de 190 postes d’enseignants dans l’académie de Dijon à la rentrée 2026 constitue une attaque grave contre l’école publique en Bourgogne et contre un principe fondamental de notre République : l’égalité territoriale. Les citoyens sont égaux devant l’impôt ; ils doivent l’être aussi devant les services publics. Affaiblir l’école dans certains territoires, c’est accepter une République à deux vitesses.
La baisse démographique ne peut justifier ce recul. Elle devait être une opportunité pour mieux accompagner les élèves, réduire les effectifs par classe et renforcer l’aide aux plus fragiles. Le choix opéré est clair : moins d’école, plus d’inégalités.
Ces décisions traduisent un abandon de la justice territoriale. Les départements bourguignons, ruraux et intermédiaires, sont une nouvelle fois pénalisés, alors même que l’école est souvent le dernier service public structurant.
Elles révèlent aussi une crise profonde du métier d’enseignant. En France, les enseignants travaillent plus que la moyenne européenne, dans des classes plus chargées, pour des rémunérations parmi les plus faibles d’Europe de l’Ouest. Supprimer des postes sans revaloriser le métier, c’est organiser durablement la pénurie, l’épuisement et la perte d’attractivité.
L’école publique a besoin de moyens, de reconnaissance et de respect.
Revaloriser le métier d’enseignant est une urgence nationale. »
Paulette Matray
Sénatrice de Saône-et-Loire



