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mardi 3 décembre 2019 à 17:08

Ce mardi matin : exercice au sein de l’entreprise APERAM à Gueugnon

46 pompiers et 23 engins de secours et d’assistance aux victimes, 1 fourgon et 1 véhicule risques chimiques mobilisés



Ce mardi matin : exercice au sein de l’entreprise APERAM à Gueugnon

 



 

Un exercice de la sécurité civile  s’est déroulé ce matin sur le site de la société APERAM à Gueugnon.

 

Scénario de l’exercice

 

 

Un violent incendie se déclare dans une cage de laminoir qui fait plusieurs blessés et se propage assez rapidemment au bâtiment. Il s’ensuit la conduite simultanée d’opérations de secours et de lutte contre l’incendie avec des risques de propagation qu’il faut anticiper et une communication à adapter.

 

Présentation de l’entreprise APERAM

 

Le site APERAM de Gueugnon est un établissement de tôlerie industrielle appartenant à la société APERAM STAINLESS France qui assure des activités de laminage et de traitement, chimique et thermique, de bobines d’acier inoxydable.

 

Ce site de 32 hectares implanté au bord de l’Arroux présente une capacité de production de 450 000 tonnes par an.

 

Les produits qui sortent de l’usine sont à fort contenu technique comme le recuit brillant, les fines épaisseurs et les nuances ferritiques. Son processus de production requiert notamment l’utilisation d’acides pour le décapage chimique et d’huile pour le laminage à froid des bobines afin d’obtenir des épaisseurs inférieures au millimètre.

 

La nature et la quantité des produits utilisés classent ce site industriel parmi les installations classées pour la protection de l’environnement (ICPE) de type SEVESO seuil haut.

 

Ce régime réservé aux établissements qui stockent ou utilisent des matières dangereuses en quantité importante, impose notamment aux sites concernés une connaissance des risques à travers une étude des dangers,
une organisation de la sécurité adaptée, une maîtrise de l’urbanisation au pourtour du site et un encadrement réglementaire de son fonctionnement ainsi que des contrôles annuels par des organismes indépendants et par le
service des installations classées.

 

Ainsi, l’activité d’APERAM Gueugnon est encadrée par un arrêté préfectoral d’autorisation du 17 juillet 2007 modifié, qui détaille les différentes activités relevant de la nomenclature des installations classées et les seuils quantitatifs associés.

 

Plusieurs arrêtés complémentaires ont précisé les conditions d’exercice de l’activité du site, notamment pour rechercher et maîtriser les substances dangereuses dans l’eau ou réduire le risque d’incendie lié aux conduites de
gaz.

Les sites SEVESO en Saône-et-Loire

 

En Saône-et-Loire, il existe 16 sites SEVESO dont 6 dits «seuil haut» à

 

– Chalon-sur-Saône : Bioxal
– Crissey : Sobotram et Suez
– Gueugnon : APERAM
– Blanzy : Michelin
– Sennecey-le-Grand : Butagaz

 

La gestion de crise

 

Par l’entreprise APERAM :

 

Le site APERAM de Gueugnon est couvert par deux plans de secours :

 

– le plan des opérations internes (POI) qui définit les moyens et procédures internes pour faire face à un scénario d’accident contenu dans les limites du site. Le dispositif monte en puissance selon le degré de gravité de l’accident, étant précisé que le site dispose de sa propre équipe de pompiers.

 

LE POI, PLAN D’OPERATIONS INTERNES

 

Le POI est rendu obligatoire pour les sites SEVESO en seuil haut.

 

Cette procédure interne dicte les mesures d’organisation des secours et d’intervention à mettre en oeuvre au moment du sinistre.

 

SITE SEVESO

 

«Seveso» est le nom générique qui désigne la directive européenne de juin 1982. Ce texte impose aux Etats membres de l’Union européenne d’identifier les sites industriels présentant des risques d’accidents majeurs appelés «sites seveso» et de prendre les mesures nécessaires pour y faire face.

 

Les sites Seveso produisent ou stockent des substances pouvant être dangereuses pour l’homme et l’environnement.

 

Un établissement est classé Seveso en fonction de la quantité maximale de substances dangereuses susceptibles d’être présentes.

 

Les sites classés Seveso sont publiés sur le site du Ministère de la transition écologique et solidaire. Cette information est directement accessible au grand public sur le site Internet :

 

http://www.installationsclassees.developpement-durable.gouv.fr/rechercheICForm.php

 

– le plan particulier d’intervention (PPI) qui définit les conditions d’alerte, d’information et de protection de la population et la coordination des moyens de secours en cas d’accident dont les effets excèdent les limites du
site. Le PPI rappelle les principaux scénarios d’accident, les conditions de son déclenchement, la chaîne d’alerte et les missions de chaque service au travers de fiches.

 

Ces dispositifs sont testés régulièrement à l’occasion d’exercices internes à l’entreprise ou nécessitant une mobilisation des secours extérieurs.

 

Une plaquette d’information a été élaborée par l’entreprise à destination de la population.

 

Par les services de l’Etat :

 

Aussitôt l’alerte reçue, le centre opérationnel départemental (COD), est activé en préfecture à Mâcon par décison du préfet. En parallèle, un poste de commandement opérationnel (PCO) est activé sur place.

 

Le service départemental d’incendie et de secours met en oeuvre les moyens spécialisés pour faire face au risque chimique avec l’installation d’un poste de commandement mobile sur place.

 

Par la commune :

 

Le plan communal de sauvegarde (PCS) de la commune de Gueugnon sera également activé.

 

LE PCO, POSTE DE COMMANDEMENT OPÉRATIONNEL

 

Le PCO est situé au plus près de l’événement dans un bâtiment disposant si possible de transmissions (internet, téléphone…) et d’une salle de réunion. Il est composé d’acteurs opérationnels (pompiers, gendarmes, policiers, etc.).

 

LE COD, CENTRE OPÉRATIONNEL DÉPARTEMENTAL

 

En veille 24h/24 et 7/7, le COD est un outil de gestion de crise installé en préfecture, à disposition du préfet. Il est capable rapidement de mobiliser et de mettre en synergie tous les moyens humains et matériels
pour répondre à une crise. Des salles sont équipées en permanence pour permettre une activation immédiate. Le COD réunit les intervenants compétents en matière de gestion de crise, selon la nature de l’événement.

 

Le PCS, PLAN COMMUNAL DE SAUVEGARDE

 

Le PCS est un outil communal sous la responsabilité du maire pour planifier les actions des acteurs communaux afin de gérer les événements majeurs. Il a pour objectifs l’information préventive et la protection de la
population.

 

Il se base sur le recensement des risques et des moyens disponibles sur la commune.

 

Il prévoit l’organisation nécessaire pour assurer l’alerte, l’information, la protection et le soutien de la population au regard des risques.

 

Les moyens mobilisés pour :

 

– Service Départemental d’Incendie et de Secours : 46 pompiers et 23 engins de secours et d’assistance aux victimes, 1 fourgon et 1 véhicule risques chimiques

 

– Une vingtaine de gendarmes et de policiers municipaux

 

Les objectifs pour :

 

La préfecture – BSCD (Bureau de la Sécurité Civile et de la Défense) :

 

– respecter des modalités d’alertes définies par le plan particulier d’intervention

 

– coordonner les relations avec l’entreprise ;

 

– activer la chaîne de commandement (centre opérationnel départemental/ poste commandement entreprise / poste commandement opérationnel / poste de commandement communal

 

– établir un périmètre de sécurité

 

– en centre opérationnel départemental : analyser l’environnement et les conséquences à moyen terme

 

La préfecture – BCIRET (Bureau de la Communication interministérielle et de la représentation de l’Etat) :

 

– rédiger des informations presse et des messages pour les réseaux sociaux (non publiés)

 

– mener une veille sur les réseaux sociaux

 

– communiquer avec le service communication de l’entreprise

 

L’entreprise APERAM :

 

– mesurer la réactivité du poste de garde et tester le filtrage des accès sur le site,

 

– tester le système d’alerte évacuation

 

– mettre en oeuvre le plan d’opération interne (POI) ;

 

– mesurer la réactivité du service de santé au travail concernant la prise en charge des blessés (secours à victimes)

 

– appliquer la coordination entre les pompiers du service départemental d’incendie et de secours et les pompiers de l’entreprise

 

Service départemental d’incendie et de secours : =

 

– tester la chaîne d’alerte, éprouver la collaboration avec les pompiers internes à l’entreprise,

 

– mettre en place la chaîne de commandement, le cas échéant activer les unités spécialisées et assurer la fonction de conseiller technique du préfet Gendarmerie : mobiliser les opérations de bouclage, voire la participation à
d’éventuelles opérations d’évacuation Direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement : vérifier le bon fonctionnement du schéma d’astreinte, communication entre l’unité territoriale et direction régionale, données de l’étude de dangers (risques et distances)…

 

Ville de GUEUGNON :

 

– activer le plan communal de sauvegarde

 

– déterminer en réel le lieu d’implantation du PCO : lors de l’exercice organisé en 2014, le positionnement du PCO en mairie s’est avéré trop proche du site.

 

– monter son PCO en fonction des informations obtenues afin de tester la réactivité des services SAMU : mettre en défense du centre hospitalier de Paray-le-Monial pour faire face au risque chimique, ce qui implique notamment de constituer les équipes et de rêvetir les tenues de protection appropriées. L’exercice pourra éventuellement aller jusqu’à la mise en oeuvre d’une chaîne de décontamination

 

Agence régionale de santé :

 

– participer au COD

 

– activer la cellule d’appui régionale

 

– évaluer le risque sanitaire pour la population

 

Conseil départemental (direction des routes et des infrastructures) : mettre en oeuvre du plan de bouclage Direction départementale des territoires : mesurer les éventuelles incidences sur l’eau

 

Se préparer à la gestion de crise

 

Chaque année, la préfecture (le bureau de la sécurité civile et de la défense) organise des exercices pour tester en grandeur réelle tout type d’événement pouvant conduire à la gestion d’une crise.

 

Ces exercices sont primordiaux en terme d’entraînement et riches d’enseignements. Les sites SEVESO doivent faire l’objet d’un exercice obligatoire.

 

Ils permettent notamment de tester le déclenchement du plan particulier d’intervention (PPI) et en particulier la chaîne de traitement des victimes exposées au NRBC (nucléaire, radiologique, biologique et chimique).

 

Plus largement, ce type d’exercice, permet d’évaluer si les objectifs définis ont pu être atteints et de mettre en évidence certains dysfonctionnements qui permettront de mieux gérer la crise future.

 

Les moyens humains et matériels et l’organisation de l’enchaînement des interventions sont ainsi testés en situation réelle.

 

A l’issue de chaque exercice, une évaluation collégiale «à chaud» permet de pointer certains dysfonctionnements, puis une réunion dite «retour d’expérience» est organisée quelques semaines après. Cette évaluation vise à
progresser dans la gestion de crise pour assurer la sécurité des personnes.

 

Le PPI, PLAN PARTICULIER D’INTERVENTION

 

Le PPI définit les moyens mis en place par le préfet pour faire face aux effets d’un accident ou d’un sinistre qui excède les limites du site industriel et qui menace la population qui l’entoure.

 

Cet exercice de sécurité civile est le 5ème de l’année 2019 organisé par la préfecture de Saône-et-Loire.

 

– Exercice au Colisée à Chalon-sur-Saône

 

– Exercice sur le site Seveso Butagaz à Sennecey-le-Grand

 

– Exercice inondations

 

– Exercice épisode neigeux

 

Les exercices pilotés par la préfecture viennent en complément des exercices organisés par les différents services.

 

 

Ce mardi matin : exercice au sein de l’entreprise APERAM à Gueugnon

 

Photo d’illustration

 

 

 

 

 

 



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