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vendredi 29 mai 2026 à 05:09

Montceau-les-Mines : Justice



 

 

 

Le 12 novembre dernier, les policiers qui se rendaient à un domicile de Montceau-les-Mines pour mettre fin à une scène de violence entre conjoint, n’imaginaient pas que finalement, ça se retournerait contre eux, comme dit la juge.

Ce jeudi 28 mai, un homme déjà tout gorgé de soleil, au crâné rasé à l’exception d’une touffe de cheveux et à la carrure épaisse dont on se doute qu’elle peut devenir impressionnante, se présente à la barre de l’audience d’homologation.

Il n’a pas de casier judiciaire. Pour cette première fois, le procureur a orienté son dossier vers la procédure de comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité (CRPC).

L’homme est né en 1981 au Creusot. Son avocat, maître Öztürk, plaide pour lui « une relation compliquée qu’il a mal gérée ». Le prévenu a dû passer une expertise psychiatrique qui conclut à sa pleine responsabilité.
Il doit répondre de menace de mort réitérée, outrage, rébellion, violence, dégradation du bien d’autrui (il a balancé un marteau sur la voiture de police). Il était ivre : circonstance aggravante. Enfin il s’est saisi d’« un glaive ». Ce n’est pas une arme qu’on croise fréquemment en ce lieu.
Un glaive… aucun geste d’attaque contre les policiers mais l’arme est brandie… suspens. « Il y a les photos des armes en procédure, vous comprenez que ça pouvait être impressionnant pour les policiers ? » demande la juge.

Trois policiers se constituent parties civiles, maître Bibard les représente à l’audience : « Ce dossier est l’occasion de rappeler que les policiers exercent un métier dangereux. Les fonctionnaires sont requis pour des violences intrafamiliales et se retrouvent face à un homme très alcoolisé, particulièrement énervé, menaçant, outrageant. Il a brandi un glaive de 50 cm et jeté un marteau sur le véhicule. Les policiers ont fait preuve de beaucoup de sang-froid face à ce glaive brandi et à des intentions pas évidentes. Ils auraient pu recourir au taser, ils ne l’ont pas fait et ont su procéder à l’interpellation du prévenu. » L’avocat « entend les excuses aux policiers, je les transmettrai ». Il demande des indemnités pour le préjudice moral des policiers.

Le procureur avait proposé une peine d’amende de 1 500 euros avec sursis.
La juge homologue la peine, déclare le prévenu entièrement responsable des préjudices subis et octroie des dommages et intérêts à chaque policier.
Le prévenu devra en outre s’acquitter du droit fixe de procédure de 254 euros. Le total avoisine les 900 euros, c’est pas rien.

 

FSA

 

 






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