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mardi 3 février 2026 à 05:25

Faits Divers : Saint-Vallier



 

 

 

Ces deux-là, elle et lui, devaient être jugés ce vendredi 30 janvier pour des faits d’abus de faiblesse, vol, escroquerie mais ne l’ont pas été : ils étaient en garde à vue ! La veille au soir, un sac d’embrouilles à la noix a conduit le prévenu à larder de coups de couteaux un homme. Le couple est jugé ce lundi 2 février en comparution immédiate.

21 jours d’ITT, plusieurs coups dont l’un au niveau de la nuque, on sent souffler le mauvais vent. Du sang a coulé, ce jeudi 29, alors que la nuit était tombée.
Le prévenu est né en 1992 dans le Val-de-Marne, sa compagne et coprévenue est née en 2002 à Saint-Vallier. Les faits d’abus de faiblesse non encore jugés datent de 2023, cela suffit à évoquer une vie difficile, aux franges (minimum), carrément en dehors du contrat social (au pire).

On est venu les chercher…

La scène extrêmement violente de jeudi est l’aboutissement ahurissant de la gestation venimeuse de différents familiaux latents. Des reproches, des insultes, des insultes, et « pourquoi t’as mis ça sur les réseaux ? ». Bon. Ça se passe entre femmes au départ. Ce jeudi 29, il y eut d’abord une altercation par téléphone. Le couple est chez lui, et c’est donc à sa porte que se présente, plus tard, une petite équipe : des femmes, accompagnées par un homme qui en gros n’a rien à voir avec tout ça et qui va tout prendre.

La riposte est sans proportion

Les présences physiques n’arrangent absolument la qualité des échanges et tout le monde se retrouve dehors, en bordure du parking d’Intermarché à Saint-Vallier. Les hommes se battent, le prévenu est armé d’un couteau, il a le dessus.
Par pour longtemps car le couple est interpellé pendant que le blessé est pris en charge. Il est à l’audience, un peu essoufflé, encore pâle, forcément. Maître Ronfard l’assiste et demande pour lui un renvoi sur intérêts civils.

Des troubles (mais lesquels ?)

Maître Marceau intervient pour la jeune femme, accusée par les autres d’avoir ostensiblement et délibérément armé son compagnon. La jeune femme le conteste depuis sa garde à vue. L’avocat plaide une relaxe. Elle n’a pas de casier.
Le prévenu a tout reconnu au cours de sa garde à vue, pas de relaxe pour lui. En revanche, son avocat plaide une personnalité qui rapidement donne à ressentir d’autres sacs de nœuds, internes, propres à cet homme qui visiblement a des difficultés. Le bâtonnier Diry demande au tribunal de prendre en compte cet aspect-là, trop de choses ne vont pas : il faut se poser des questions sur la personnalité de l’homme et ne pas traiter ce dossier de manière quasi-criminelle sans autre considération.

Mais la procédure ne se prête guère à l’examen minutieux et les faits sont d’« une extrême gravité » comme l’a dit le procureur de la République qui avait requis une peine de 5 ans de prison dont 1 an seulement serait assorti d’un sursis probatoire. Le prévenu a quelques mentions au casier et ne travaille pas.

Le tribunal condamne :

La femme, à la peine de 18 mois de prison entièrement assortis d’un sursis probatoire pendant 2 ans, avec des obligations de soins, de travailler. Interdiction de tout contact avec la victime.
L’homme, à la peine de 5 ans de prison dont 1 an est assorti d’un sursis probatoire pendant 2 ans, avec obligations de soins, de travailler. Maintien en détention pour les 4 ans de prison ferme.

FSA

 






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