Saint-Vallier – Le sous-préfet en visite chez Erion

Ce mercredi 1er juillet 2026 Louis Curto, directeur général de la société Erion a accueilli le sous-préfet d’Autun qui a pris ses fonctions le 2 mars 2026. Il prend donc connaissance du territoire et visite le tissu industriel de l’arrondissement.
Les premiers échanges ont porté sur l’exposé de l’activité principale de l’entreprise, la maintenance industrielle d’équipements ferroviaires, majoritairement de locomotives. Louis Curto a expliqué travailler pour ses clients avec des contrats à long terme, de 5 à 8 ans. Il a indiqué le chiffre d’affaires en progression constante, qui s’élève à 17 millions d’euros pour cette année.
« Cette journée est particulière car Erion accueille 5 nouveaux salariés. Notre apprenti en 2ème année a réussi son examen et nous avons une formation « Utilisation du pont roulant » pour 6 personnes sur le site ».
Le sous-préfet questionne le dirigeant : « Quel avenir pour frêt ferroviaire français ?
S’il est bien développé en Suisse, en Allemagne et en Espagne, concernant le territoire français, l’axe rhodanien est correct. Par contre le reste des installations n’est pas au mieux ou alors absentes.
Au fur et à mesure de la visite, Louis Curto a présenté et expliqué les différentes prestations de maintenance de matériel roulant et de composants ferroviaires qui sont le coeur d’activité de l’entreprise, allant du suivi régulier jusqu’à la reconstruction de locos accidentées ( l’exemple d’une locomotive, reconstruite après avoir été heurtée par un camion… : 1 an et demi de travaux)
L’entreprise s’équipe d’outils performants, modernes qui permettent d’objectiver les résultats, les mesures et de faciliter les différentes opérations. Elle investit pour l’achat de machines performantes afin de réaliser toutes les opérations sur le site et éviter la sous-traitance.
Mais les salariés imaginent également des dispositifs qui permettent d’améliorer les différentes opérations, les prises de mesures, la fabrication de petites pièces, … L’utilisation de l’IA pour concevoir une documentation complète et accessible rapidement.
Le directeur général évoque le recrutement. Pour lui, le CV n’est pas forcément un atout. « On recherche avant tout le savoir être. Nos salariés veulent faire, ils souhaitent s’investir. On embauche des personnes de 55 ans ».
Il présente au sous-préfet, Xavier Lamalle, qui était dirigeant d’une concession de voitures sans permis. Il a souhaité changer de rythme pour finir sa carrière professionnelle. « C’est un technicien dans l’âme, au coeur de la technique. Nous allons l’accompagner jusqu’à la retraite. »
« C’est un juste retour des choses. J’ai débuté ma vie professionnelle comme cheminot », confie Xavier Lamalle.
Un 2ème exemple, celui d’Alain Jeannot qui a été pâtissier pendant 30 ans avec une équipe de 10 salariés. Il a souhaité changé de vie. Le côté administratif lui pesait. Il a été embauché à 54 ans après une formation à l’AFPA. « Je suis désormais technicien de maintenance ». Le sourire aux lèvres, Alain Jeannot semble évoluer comme un poisson dans l’eau dans ce nouveau milieu.
« J’aime beaucoup votre exemple », souligne le sous-préfet. « C’est un bel exemple de reconversion réussie avec une confiance mutuelle qui permet de s’adapter aux évolutions ».
« Et aujourd’hui, on vient d’embaucher son fils ! », ajoute Louis Curto.
« C’est passionnant ! C’est « Struggle for life », on ne se repose pas sur ses acquis. Vous faîtes de l’artisanat avec vos outils.Vous imaginez, vous concevez, vous réalisez ! », conclut le sous-préfet.
J.L Pradines












