Saint-Vallier – 2 expositions à l’ECLA

La médiathèque propose dans la salle de spectacle de l’Espace Culturel Louis Aragon deux expositions d’une belle tenue, mises en scène par Ludovic Laumain, un passionné du rail, du train, des objets et d’histoire.
15 classes ont déjà pris rendez-vous pour une visite guidée. Certaines classes de St Vallier sont déjà venues ainsi que l’IME, le foyer Ste Marie et la RPA Les Tilleuls.
Il faudra faire vite, car les expositions se terminent le jeudi 26 mars.
Elles seront ouvertes ce samedi de 9h 00 à 17h 00 et dimanche de 10h 00 à 17h 00
Nous avons profité d’un billet première classe pour une visite guidée en VIP. Ce fut un réel plaisir et nous vous incitons vivement à venir découvrir ces deux expositions dans un ECLA complètement remodelé.
Comme le précise Sandrine Marlot, responsable de la médiathèque, « On a un projet cohérent, avec le côté patrimonial, le passé industriel, la bataille de Galuzot et l’histoire minière ».
On en prend plein les yeux lorsque l’on pénètre dans la salle de spectacle. Méconnaissable. On se retrouve dans un univers truffé de locomotives, d’objets de la SNCF, des panneaux, des lanternes, des objets du quotidien des cheminots, … Une réelle plongée dans l’Histoire…
On file à gauche, l’entrée de cette première exposition, « Sur les rails du passé », pour découvrir les premières machines à vapeur, une maquette de 1804, puis 1845. C’était le temps des compagnies. En 1870, il y avait des tensions à la frontière. La police des chemins de fer de l’est était armée, prête à en découdre.
On se retrouve dans l’intérieur d’un compartiment d’un train corail ( Confort sur rail) des années 80. Le paysage défile et c’est merveilleux. On sentirait presque l’air venir nous caresser le visage…
À la descente du Corail, on se trouve nez à nez avec la Vapeur de 1946, fabrication US : 1 300 machines livrées à la France avec le plan Marschall.
Ludovic Laumain est intarissable. Devant une vitrine, il explique la fonction des différents objets, leur origine et parfois comment il a pu les récupérer.
Une nouvelle vitrine attire notre attention. En effet, de la vaisselle brille dans ce décor et sur un énorme médaillon à proximité, on peut lire : express europeens, c’est de la vaisselle du mythique Orient Express… C’est assez fou…
De l’autre côté, on a la reconstitution à l’échelle du bureau du chef de gare avec le guichet (de Blanzy) et la salle d’attente… On s’y croirait. Vous prenez un billet ?
Il faudra faire vite car les guichets de Montceau, Montchanin vont fermer) Fermons la parenthèse !
On est vraiment sur une plongée dans l’histoire du rail, pas en apnée, mais il y a des choses qui peuvent vous couper le souffle comme par exemple cette façade d’un train diesel, on y est, il y a l’odeur, ou pas, est- ce un mirage ?
Un arrêt devant un espace particulier, la vie de Michel Lacroix, cheminot, toute sa carrière, ses papiers, fiches de paie, ses cahiers de formation, … Une grande richesse.
Une aventure humaine !
On se déplace et sur la droite, une lignée de lanternes, de plaques de loco, de panneaux indicateurs, d’objets SNCF, s’offrent au regard et au centre un bel espace de trains miniatures animé par les membres de l’association « Chemin de fer du Creusot »
Et bien entendu, sur la gauche, le TGV pour boucler la boucle, inauguré en 1981, la 1ère gare, Le Creusot -Montchanin -Montceau, avec le médaillon de Montchanin exposé.
De plus, une initiative originale. Le club philatélie du Creusot a ouvert un bureau de poste temporaire pour ce samedi et dimanche avec la sortie de timbres sur la bataille de Galuzot et la réalisation d’un tampon.
Après ces deux jours, la poste récupère le tampon et le conserve pendant 8 semaines où la population peut encore aller faire des demandes.
Deuxième temps, la bataille de Galuzot… Un temps fort de l’histoire locale.
Ludovic Laumain expose son parti pris pour cette reconstitution. Il a souhaité articulé ce volet autour de 3 étapes :
→ le pont avec les maquisards
→ la voie : un sabotage est en cours de réalisation
→ la façade de la prison : les fours Brünk, où furent conduits les 600 prisonniers.
Et en arrière plan en perspective de la voie reconstituée, un diaporama projette des images inédites de la physiophile.
À noter, la participation de Villaverde pour le fleurissement des espaces.
J.L Pradines































