Montceau-les-Mines – Vernissage
L’Embarcadère accueille jusqu’au 24 mai, l’exposition des oeuvres de Salvatore Gurrieri et de sa fille, Elsa Gurrieri pour l’exposition de printemps qui occupera donc les deux espaces d’exposition de la structure.
À la galerie haute, sont accrochées les œuvres de Salvatore Gurrieri.
Lors du vernissage, Jocelyne Buchalik a rappelé l’itinéraire de l’artiste, ses rencontres, sa démarche et la reconnaissance de la critique. « Il savait rendre visible l’intemporel ».
Son installation à Savigny sur Grosne pour devenir « un peintre jardinier ».
Son épouse a donné quelques clés pour comprendre l’oeuvre de Salvatore qui peut « surprendre, décontenancer ». Les tableaux exposés datent des années 1951, des œuvres de sa jeunesse marquées de cette effervescence d’essence surréaliste avec une transition apaisée, avec d’autres œuvres sur la face opposée de la galerie, avec la recherche du point d’équilibre entre la spiritualité et l’intelligence.
L’ensemble a une cohérence avec la recherche de l’essence de l’existence.
«Chacun voit la vérité avec ses propres yeux, un astronome doit le ressentir à la découverte d’une nouvelle étoile ». (Michel Ange)
Puis, le vernissage s’est poursuivi à la galerie du bar de l’Embarcadère, pour la découverte des œuvres d’Elsa Gurrierie qui propose « un univers plus sombre, plus intense, plus violent », explique J. Buchalik.
« L’obsession des origines de la vie cosmique ou terrestre est un sentiment qui m’habite depuis toujours », confie Elsa Gurrieri.
Ceci l’a guidée pour prendre les pinceaux afin de chercher le chemin, la source. Il s’agit de mettre au monde des visions intérieures ce qui pourrait s’apparenter à une transposition poétique des âmes.
« C’est aussi pour moi une forme de langage universel, la possibilité de créer des ponts entre les êtres, tisser des liens invisibles et ouvrir des horizons ».
J.L Pradines