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mardi 17 juillet 2012 à 19:33

Un Charolais en Chine

Sébastien Romiszvili en stage en Chine



 

De Curdin à Pékin…

 

 

À 19 ans, Sébastien Romiszvili est en train de vivre une magnifique expérience. Dans le cadre de ses études, ce jeune homme, originaire de Curdin, a pris la direction de la Chine mi-mai pour six mois…

 

 

 

 

 

Étudiant à l’école internationale d’hôtellerie et de management Vatel de Lyon, Sébastien Romiszvili doit, pour terminer sa deuxième année de bachelor spécialité management et gestion en hôtellerie internationale, réaliser un stage de vingt-quatre semaines à l’étranger pour se familiariser avec d’autres techniques de management, avec l’anglais également.

Exit donc Lyon et l’appartement où il est en colocation, depuis deux ans, avec sa grande sœur, étudiante en design, pour quelques temps.

Après quatre mois l’an dernier au Chabichou à Courchevel, un hôtel 4 étoiles et son restaurant 2 étoiles au guide Michelin, ce passionné de voyage – et de danse qu’il pratique depuis plus de dix ans participant même à des compétitions nationales et internationales en hip-hop et danses de couple – est actuellement à Pékin où il travaille au Beijing Marriott City Wall hôtel en tant que réceptionniste et agent de satisfaction clientèle.

Il revient pour Charolais news sur ses premiers pas en Chine et partage son expérience…

 

 

 

Charolais news : Pourquoi avez-vous choisi la Chine ?

 

Sébastien Romiszvili : Initialement, je pensais partir en stage aux États-Unis, mais je n’ai que 19 ans et là-bas, la majorité est à 21 ans. Cela m’aurait donc empêché de faire pas mal de choses… J’ai ensuite pensé à l’Australie et j’ai passé quelque entretiens avec une agence locale pour trouver un stage, mais la directrice de mon école a évoqué des stages dans des grandes villes d’Asie, ce qui a attiré mon attention.

Je pense que cette expérience est une véritable chance pour moi et pour mon CV. Cela montrera à mes futurs employeurs que je suis prêt à relever tous les défis et à m’adapter à toutes les situations. J’ai passé plusieurs entretien pour des hôtels en Chine et à Singapour avant de trouver le stage qui correspondait le plus à mes attentes, ainsi qu’aux demandes de mon école.

 

 

C. N. : Qu’attendez vous de cette expérience ?

 

S. R. : J’attends énormément ! Je vais d’abord découvrir une culture et un pays que je ne connais pas du tout. Je vais aussi rencontrer des gens que je n’aurais jamais pu connaître en restant en France. Ce stage me permet aussi d’enrichir mon anglais même si ce n’est pas la langue officielle du pays et de découvrir la façon de travailler des Chinois.

Je suis également ravi de travailler pour un hôtel du groupe Marriott qui est l’un des premier groupe hôtelier au monde. Je peux ainsi découvrir le fonctionnement et l’organisation d’une telle structure (639 chambres et 6 restaurants), ainsi que les objectifs fixés par le groupe.

 

 

C. N. : Qu’est ce qui a été le plus dépaysant en posant un pied en Chine ?

 

S. R. : La langue qui ne ressemble pas du tout à la nôtre ! Heureusement que toutes les informations nécessaires pour se repérer en ville sont traduites en anglais, car entendre parler chinois c’est déjà compliqué. S’il fallait, le lire n’en parlons pas !

 

 

C. N. : Comment se déroulent vos journées ?

 

S. R. : Mes horaires varient d’une journée à l’autre. Je travaille soit de 7 h à 15 h 30, soit de 9 h à 18 h, soit de 14 h 30 à 23 h. Lorsque je travaille le matin, je m’occupe avant tout de faire payer les factures aux clients avant leur départ. Le soir, j’accueille les clients qui arrivent et m’occupe des formalités.

En plus de cela, et peu importe si je travaille le matin ou l’après midi, je renseigne les clients sur la ville et les activités incontournables. J’essaie de résoudre les problèmes qu’ils peuvent rencontrer dans l’hôtel ou bien je discute tout simplement avec eux.

 

 

C. N. : Travailler dans un hôtel en Chine est-il différent de ce qui se fait en France ?

 

S. R. : Pas tant que cela finalement ! Mon uniforme est classique avec une petite touche chinoise tout de même car je porte un costume gris avec une chemise rouge à col mao. Cet uniforme est le même que les managers de la réception, ce qui me différencie des autres réceptionnistes.

 

 

C. N. : Avez-vous le temps de découvrir le pays pendant votre temps libre ?

 

S. R. : J’ai deux jours de congés par semaine et j’en profite pour partir à la découverte de cette ville immense. Je projette pour le mois d’octobre un voyage de quelque jours dans les campagnes chinoises afin de découvrir les rizières et autres villages typiques.

 

 

C. N : Qu’avez-vous visité jusqu’à maintenant ?

 

S. R. : La cité interdite, le temple du ciel, le temple des lamas, le stade olympique, le zoo et l’aquarium de  Pékin, le lac Houhai et une multitude d’autres endroits.

 

 

C. N. : Votre famille vous rejoint bientôt. Quel programme lui avez vous concocté ?

 

S. R. : Mes parents, mon frère et ma sœur arrivent pour une vingtaine de jour en août. Ils ont loué un appartement tout près de mon hôtel et je compte bien leur montrer tout ce qu’il y a à voir ici. Nous allons également aller à la grande muraille de Chine. Il y a une sorte de légende en Chine qui dit que le Chinois qui se rend au moins une fois dans sa vie à la muraille de Chine est un héros.

 

 

C. N. : Quelles sont les plus grosses difficultés : la barrière de la langue, le mode de vie, la nourriture ?

 

S. R. : La barrière de la langue ne facilite pas les choses certes, mais tous mes collègues parlent très bien anglais donc cela ne me gène pas du tout dans le monde du travail. En revanche, pour le shopping, le taxi ou autre, les Chinois parlent assez peu anglais. Heureusement, je commence à maitriser quelques phrases en chinois qui me permettent de me débrouiller facilement.

Étant dans une grande ville, le mode de vie est assez similaire au nôtre avec beaucoup de différences, mais aussi beaucoup de points communs…

La nourriture, elle, est vraiment spéciale. Ce qui me dérange le plus, c’est que parfois je mange des plats dont je ne connais pas du tout la composition. Cela rend le quotidien plus folklorique ! De façon générale, je fais vraiment attention à l’hygiène dans les restaurants où je vais. Et surtout, je me renseigne sur le caractère épicé ou non des recettes car les Chinois mangent souvent très très épicé.

 

 

C. N. : Quels plats typiques avez-vous d’ailleurs gouté ?

 

S. R. : J’ai déjà eu l’occasion de goûter toutes sortes de riz et de pâtes. Les Chinois mangent souvent de la viande en petits morceaux avec du céleri ou des poivrons. C’est assez bon. J’ai également eu l’occasion de gouter des dim sum, une sorte de raviolis.

 

 

C. N. : Qu’est-ce qui vous manque le plus ?

 

S. R. : Ce qui me manque le plus, ce sont les sucreries. Les Chinois n’en mangent guère. Le bon vin aussi, car le vin rouge italien que les Chinois consomment dans des flutes à champagne avec des glaçons au restaurant de l’hôtel, cela m’exaspère légèrement !

Les grandes étendues de verdure du Charolais me manquent également beaucoup. Elles ont été remplacées dans mon quotidien par des buildings à n’en plus finir.


 

Propos recueillis par Delphine CRESSON

 

 

 

Pour suivre les aventures au quotidien de Sébastien Romiszvili,

rendez-vous sur son blog :

 

http://welcomebeijing.over-blog.com/

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 



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