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jeudi 31 août 2017 à 09:23

Portrait d’un créateur de jeu vidéo…

Gaëtan Verdichizzi ! Lauréat, entre autre, de l'Académie des Sciences, Arts et Belles Lettres de Dijon !



 

Pour aller de l’avant, avec le Retro gaming !

« A travers son histoire, le jeu vidéo peut-il être considéré comme une nouvelle pratique scientifique et culturelle ? »

Gaëtan Verdichizzi, itinéraire d’un passionné !

Le 20 juillet, Gaëtan Verdichizzi, a reçu un courrier émanant de l’Académie des Sciences, Arts et Belles Lettres de Dijon lui signifiant qu’il était le lauréat du prix 2017 de l’Académie de Dijon suite au concours auquel il a participé en mai 2017.

Ce prix, constitué d’une médaille au même type que celle remise à Jean-Jacques Rousseau, gravée au nom du lauréat ainsi que la somme de 1500€, lui sera remis lors d’une cérémonie qui se déroulera le samedi 7 octobre, au Palais des Etats de Bourgogne en présence du Maire de la ville.

Tout a commencé par la rencontre de Gaëtan et de Michel Pauty, secrétaire de la commission des sciences de l’académie lors d’une exposition à Saint-Apollinaire.

« L’académie organise un concours, et il me persuade que mes travaux pourraient rentrer dans le thème de ce concours 2017 : « A travers son histoire, le jeu vidéo peut-il être considéré comme une nouvelle pratique scientifique et culturelle ? »

Il reste 20 jours avant la remise des dossiers. Je me prends au jeu, je relève le défi et je produis 30 pages. C’est un bel exercice d’écriture, un angle intéressant de replacer toutes les réflexions et les activités que j’ai mises en action depuis plusieurs années. Une manière de prendre de la hauteur, une certaine distance pour mieux s’imprégner encore de la culture du jeu vidéo. »

Il est temps de faire plus ample connaissance avec notre interlocuteur, pour comprendre ce qui anime ce personnage aux multiples facettes débordant d’idées, puits intarissable sur les jeux vidéos.

-MN : Comment êtes-vous tombé dans la marmite des jeux vidéos ?

Gaëtan Verdichizzi : Très petit, dès l’âge de 4 ans. À la maison, on avait un Amstrad 464+. Après des études en Arts appliqués à Nevers, un BTS Design, je me suis retrouvé à travailler chez Isoroy à Torcy pendant 8 ans.

Pendant ma période étudiante, je n’avais pas beaucoup de moyens. J’achetais donc les consoles en décalé. Puis petit à petit, sur le Net, j’ai découvert des forums d’amateurs de vieux jeux. Je faisais les brocantes et vide-grenier.

Je pouvais trouver des consoles et des jeux à de bons prix.

Puis en 2012, à force de faire des expositions, des rassemblements, des forums, des conférences, des rencontres, des articles dans la presse spécialisée, j’ai laissé mon boulot. J’ai créée mon auto entreprise.

-MN : Quelles sont vos activités ?

-GV : Elles sont vraiment très variées : ateliers création de jeux vidéo pour enfants et/ou adultes, ateliers découverte tout public, Consulting / Accompagnement, des ateliers TIC (Technologie de l’Information et la Communication), Conférences / Tables rondes, Exposition jeux vidéo,…
En tant que Consultant en Histoire et Culture du Jeu Vidéo, je propose des : Formations d’agents de bibliothèque, Conception et mise en place d’exposition à thème et des visites guidées de l’exposition,…

-MN : Vous avez une activité journalistique ?

-GV : entre deux expositions ou animations, je suis journaliste freelance, spécialité Retrogaming et Jeux Vidéo Indépendants. J’ai déjà écrit ou j’écris pour : Game Side Story,le magazine iPad [geek], quotidien départemental, … J’ai collaboré en écrivant des articles pour des ouvrages spécialisés comme L’anthologie Play Station-volume1, éditions Geeks-line

Je parle surtout de jeux pas trop connus, conçus par des studios indépendants. On en fait la promo et ils sont tout aussi intéressants que les jeux des grosses boutiques.

Je teste surtout ou des jeux rétros ou des jeux indépendants.

Les idées reçues, les idées toutes faites, bref, les idées fausses !

Quelques phrases récurrentes qualifiant les joueurs ou les jeux vidéos.

Le jeu vidéo a tellement évolué qu’il ne ressemble plus à l’imaginaire qu’en a le grand public.

Le jeu vidéo, un loisir d’adolescent : FAUX.

La moyenne d’âge du joueur français est de 33 ans. on remarque que 83,5 % d’entre eux sont des adultes. Les moins de 18 ans ne représentant que 16,5 % des joueurs.

Le jeu vidéo, c’est pour les garçons : FAUX.

En 2010, 52 % des joueurs sont des filles en France.

À part les jeux vidéo, rien ! : FAUX

Même si 31% des joueurs déclarent jouer tous les jours, cette activité n’est pas exclusive : les joueurs de jeux vidéo fréquentent plus les salles de cinéma que les non-joueurs.

La moyenne de jeu par semaine est de 10 h 38. Celle-ci reste bien moins importante que celle de la télé, où les Français passent en moyenne plus de 23 heures.

Les jeux vidéos, une sous-culture ? : FAUX

L’exposition « GameStory » au Grand Palais de novembre 2011 à janvier 2012 pour célébrer les 40 ans des jeux vidéos a accueilli 57 000 visiteurs en trois mois.

Et du point de vue économique ?

Le revenu mondial du jeu vidéo est estimé à 91,5 milliards de dollars en 2015.

L’industrie du jeu vidéo est depuis la fin des années 90 plus importante que celle du cinéma. La France est dans le top trois des marchés européens. Cette industrie a généré plus de deux milliards 700 millions d’euros de chiffre d’affaire en 2014.

Selon le syndicat national du jeu vidéo, il y en a environ 350 éditeurs dans ce secteur d’activité en France qui compte 23 000 emplois directs ou indirects dans le jeu vidéo dont 3 000 dans la seule production.

Pour l’heure, Gaëtan Verdichizzi est à Cologne du 22 au 26 août, pour la Gamescom, un salon international consacré au jeu vidéo, dont la première édition s’est tenue en 2009 et qui a rassemblé 350 000 visiteurs en 2016.

J.L Pradines

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