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mercredi 30 avril 2014 à 09:54

Assemblée Nationale

Edith Gueugneau a voté la confiance au gouvernement. Elle explique pourquoi !



« J’ai voté la confiance à ce nouveau Gouvernement, mais hier, je me suis abstenue, avec d’autres collègues parlementaires, lors du vote du pacte de stabilité, pour plusieurs raisons.

 

La première d’entre elles est que nous ne pouvons pas éluder le message clair adressé par les Français lors des élections municipales. Par cette abstention, c’est un message d’alerte que j’ai souhaité adresser. Cette démarche veut être utile, utile au débat, utile au redressement du pays, un redressement où la justice sociale tient toute sa place.

 

Car la justice sociale doit se traduire dans les actes ; ils demeurent les meilleurs garants d’une confiance qu’il nous faut renouer avec les Français.

 

Des avancées ont été acquises, sur les retraites, les fonctionnaires aux petits revenus, le plan pauvreté, elles constituent de bonnes décisions, mais elles restent insuffisantes. Des contreparties, en faveur de l’emploi, doivent être demandées aux entreprises qui bénéficieront des 30 milliards d’aide.

 

Ensuite, se pose la question de l’effectivité de ce plan d’économies de 50 milliards, car le risque de récession d’une telle politique n’est pas à exclure. Le curseur doit être placé justement, tout comme doit être défini le calendrier. Je ne renie absolument pas l’objectif de réduction de notre déficit, bien au contraire, mais je me dois de rester attentive.

 

Attentive aux collectivités, pourvoyeuses de service public de proximité, actrices du développement et de l’attractivité de nos territoires et premier investisseur public de notre pays. Mais surtout, surtout, attentive au quotidien de nos concitoyens, déjà largement éprouvés par la crise que nous traversons. Les Français nous regardent, ils nous interpellent, sur nos circonscriptions. Ils ressentent un fossé se creuser, et l’expriment, particulièrement dans les territoires ruraux comme celui du Charolais Brionnais.

 

C’est le message qu’avec d’autres parlementaires, j’ai souhaité adresser au Gouvernement. La porte n’est pas fermée au dialogue, c’est d’ailleurs tout le contraire, et celui-ci continuera de s’exercer au travers des textes à venir, de manière constructive et utile à l’intérêt général. C’est dans cet état d’esprit que je poursuivrai mon mandat de députée. »

 

 

 

 

 


 



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