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mardi 19 mars 2013 à 17:28

« Condition des femmes, contre les violences faites aux femmes »

Edith Gueugneau revient sur son déplacement à l’ONU




 

Edith Gueugneau revient sur son déplacement à l’ONU

 

Après la signature tant attendue d’un accord, lors de la 57e session de la commission des Nations Unies sur la condition des femmes, contre les violences faites aux femmes,  Edith Gueugneau revient sur son déplacement à l’ONU.

 


Rappelons que c’est dans le cadre de son travail au sein de la délégation aux droits des femmes de l’Assemblée nationale,  que Mme Edith Gueugneau a participé à la commission des Nations-Unies sur la condition des femmes, dont la  57e session était consacrée à « l’élimination et la prévention de toute forme de violence à l’encontre  des femmes et des filles ».

 

« Cette semaine a été riche d’enseignements et de rencontres sur une cause pour laquelle il reste tant  à faire. Les échanges avec des représentants d’autres parlements, de l’ONU, avec des associations  internationales comme le planning familial, ou autres ONG, soulèvent à la fois des questions  pertinentes sur notre propre législation, et permettent également de constater l’importance de la voix  de la France lors de ces échanges ».

 

Lors de la commission, la voix de la France a été portée par la ministre aux droits des femmes, Najat  Vallaud Belkacem, qui a ainsi réaffirmé le caractère prioritaire de la lutte contre les violences faites  aux femmes au niveau national comme au niveau international, et a appelé, lors de son discours, à la  conclusion d’un accord ambitieux.

 

La 57e session, qui s’est terminée vendredi 15 mars, a enfin abouti à la signature d’un accord partagé  par l’ensemble des pays membres. « Je me félicite qu’un accord ait été trouvé ; c’est un pas  important. En 2012, la commission a dû faire face à la présence forte des conservatismes ; le débat  avait alors été tellement polarisé qu’aucun accord n’avait pu être trouvé. Dès l’arrivée à New York, on  pouvait sentir que les attentes étaient très grandes pour cette 57e édition. L’accord permet de
réaffirmer une volonté unanime de la communauté internationale d’agir contre les violences faites  aux femmes», précise la députée.

 

Même si certaines concessions ont été faites, notamment sur les droits des homosexuelles, et les  droits sexuels, l’annonce de la conclusion de cet accord a été accueillie sous les applaudissements. Le texte rejette en particulier tout relativisme culturel puisqu’il souligne que la violence contre les  femmes et les filles ne peut se justifier « par aucune coutume, tradition ou considération religieuse ».

 

De la même manière, les pays doivent « traiter et éradiquer en priorité les violences domestiques ».

 

Pour la première fois, ce texte mentionne les droits fondamentaux des femmes en matière de  sexualité et de procréation, en pressant les Gouvernements de procurer des préservatifs féminins, ou  en appelant explicitement des soins accessibles, physiquement et financièrement, y compris à la  contraception d’urgence ou à l’avortement sécure, en cas de violences.

 

« Les femmes âgées de 15 à 44 ans meurent plus de violences que du paludisme, du sida ou du cancer  réunis. Lorsqu’on prend connaissance de cette statistique effarante, on comprend mieux l’urgence à  agir, et la nécessité de ces accords internationaux, qui démontrent aussi le rôle de la commission  onusienne sur le statut des femmes. Dans ce cadre, la France doit continuer de défendre les valeurs et  convictions qui sont les siennes sur la scène européenne et internationale, et poursuivre, à l’échelle  nationale, son engagement, comme avec la mise en place de la mission interministérielle sur les
violences, ou encore le futur projet de loi. » ajoute Edith Gueugneau.

 

 

 

 

 

 

 





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