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jeudi 24 mars 2016 à 08:43

Affaire Zizzuto – La commune de Saint-Romain-sous-Gourdon sous le choc…

Une cellule psychologique a été mise en place à l’école



 

Le temps est gris, triste même comme le cœur des cinq cents habitants de Saint-Romain-sous-Gourdon où habitaient depuis septembre 2015 Sophie Zizzuto et ses deux enfants Liam et Yumi. Déjà la nouvelle de leur disparition le 28 janvier 2016 avait mis toute la commune en émoi, alors hier, quand la nouvelle s’est répandue que les trois corps avaient été retrouvés dans le canal du centre entre Ciry-le-Noble et Génelard, « nous avons reçu un coup de massue » précise Guy Meyer, l’adjoint au maire.

 

 

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Ce mercredi matin, l’école communale accueillait ses enfants, 28 élèves répartis en deux classes.

 

Que savaient-ils du drame, eux qui, encore peu, partageaient les heures de classe avec Yumi, 7 ans. Afin de répondre aux questions et surtout de les accompagner, une cellule psychologique a été mise en place avec deux médecins scolaires, un psychologue en présence également de l’inspecteur d’académie et également d’un enseignant supplémentaire. « Les plus grands étaient au courant alors que les plus petits ne réagissaient pas trop » relate l’adjoint présent sur place avec le maire Michel Chavot.

 

A tout moment, si les parents le désirent, que ce soit pour eux ou leurs enfants, ils pourront faire appel à cette cellule. Une cellule encore présente jeudi matin.

 

Des fleurs sur le portail

 

Reste qu’à Saint-Romain-sous-Gourdon, le choc est énorme. Sophie Zizzuto et ses deux enfants habitaient le logement situé juste au-dessus de la mairie. Hier, sur le portail d’entrée, deux bouquets de fleurs étaient accrochés, des lys et des jonquilles.

 

Par qui ? « On ne sait pas » répond Guy Meyer. Sophie avait choisi cette bourgade parce qu’elle « recherchait de la verdure ». « C’était quelqu’un de discret, elle commençait à intégrer les associations. Elle avait d’ailleurs participé au marché de Noel » se souvient l’une des employées de mairie. « On voyait bien qu’elle était fragile mais ce n’était pas une personne à histoire » rapporte encore l’adjoint au maire. « Le maire l’a reçue à deux reprises ». « Et ses enfants, elle s’en occupait. On la voyait jouer avec eux ».

 

Leur père Vincent passait aussi pour récupérer les enfants. Mais aujourd’hui, tout n’est plus comme avant à Saint-Romain. « Ici, au village, nous sommes comme une famille. Nous sommes consternés . Que devons-nous faire, que pouvons-nous faire » ? demande l’adjoint. « C’est vraiment le pire qui pouvait arriver ».

 

A l’école de Pouilloux où était scolarisé Liam, le garçon (3 ans), une cellule psychologique a également été mise en place. En septembre 2016, Liam aurait dû rejoindre sa sœur à l’école de Saint-Romain-sous-Gourdon, à cent mètres ce l’appartement.

 

Jean Bernard

 

 

 

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